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 {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]

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Shannon E. M. Kaiser
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MessageSujet: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Ven 10 Juil - 0:47

Le jour ne s'était pas encore levé lorsque l'homme se redressa dans son lit, le front couvert de sueurs froides. Les couvertures étaient tombés au sol, roulés en boules, les draps froissés, témoins d'une nuit violente. Encore une fois, il avait eu du mal à trouver le sommeil, mais aucun mal à en sortir. Et une fois encore, il en était sortit bien trop prématurément, une boule grandissant dans son ventre, comme si une vieille peur était remonté pendant ses rêves, rêves dont il ne se rappelait jamais. Il tenta de réguler son souffle qui s'était emballé, tenta de se recoucher, mais ses yeux restèrent grands ouverts, tournés vers le plafond, refusant obstinément de se fermer, ne serait ce que pour battre un court instant des paupières. Il avait au fond de lui cette étrange impression, comme si, au moment de fermer les yeux, un inconnus allait surgir de derrière son rideau, un couteau étincelant en main.

Terreur nocturne d'enfant, réduite en poussière a l'adolescence. Shannon en avait bien conscience, pourtant rien, il ne pouvait s'empêcher de penser au pire même si... Qui voudrait prendre le risque de tuer un jeune homme sans sous dans une résidence communautaire? Et pour quelle raison valable? Il n'avait pas d'ennemis déclarés, pas d'héritage faisant la une des journaux. Non rien de tout cela, il était comme bien des gens peuplant cette ville. Il tenta alors une nouvelle fois de fermer les yeux, mais son mouvement ne se termina pas, les paupières terminèrent leur descente avant de se clôturer totalement, laissant une fine fente de bâillement avant l'obturation totale. Il eut un souffle dérouté, avant de les rouvrir. Pas moyen, il ne parviendrait pas à se rendormir.

Il fini par mettre pieds à terre, pensant avec angoisse au lendemain matin, où il devrait se présenter au travail avec trop peu d'heures de sommeil. Il s'installa a la table de la cuisine, la tête au creux des bras, à regarder par les fenêtre aux volets à demi clôt. Le ciel ne semblait pas décidé à se colorer avant de longues heures... Shannon gémis et infiltra ses mains dans ses cheveux. Il referma ses doigts et tira un peu. La pression qui s'exerça alors sur son crâne l'aidait à garder les idées clairs. Il ne parvenait pas à dormir? Et après? C'était le cas presque plus d'une nuit sur deux. Son insomnie nerveuse pouvait même parfois durer plusieurs semaines. Et jusqu'à présent, il était parvenu à se maîtrisé. Mais si cette fois ce n'était plus le cas? *Cette fois c'est sur, on va me voler mon travail!*

Sa tête heurta le plateau en bois assez durement pour lui réprimer un nouveau gémissement. *Mais quel idiot tu fais* se dit il alors, sa voix pleine de véhémence envers lui même. Non, une fois encore il dramatisait. Il lui restait un total de six heures avant de devoir prendre son poste au magasin. Six heures, c'était largement suffisant. Même trop pour un homme normal. Alors un nouveau nœud s'ouvrit dans le ventre de Shannon : comment occuper ce trop plein de temps? Se rendormir au risque de ne pas se réveiller? Certainement pas. Inconsciemment, les yeux du jeune homme dévièrent sur l'étagère de la cuisine, uniquement occupée par une trentaine de cafés différents et de mugs sales.

Il se leva et alluma sa gazinière. En six heures, il aurait bien le temps de se faire un petit café. Et rien de mieux qu'un café pour s'empêcher de divaguer? Un inspecta rapidement l'aspect extérieur des mugs les plus proches de lui avant de sélectionner le plus hygiénique. Il versa alors dans son fond de tasse des grains pré moulus et près à l'emploi, qu'il recouvra d'eau bouillante. Il alla ensuite s'installer dans le fond de son canapé recouvert de vieux journaux et porta à sa bouche la tasse encore fumante. Le café lui brûla les lèvres, puis la langue, avant de finalement atteindre durement son estomac. Il était fort, presque infecte. Tant mieux, au moins comme ça l'homme se réveillerait. Il but une nouvelle gorgée, les eux mains enveloppant la tasse dans sa totalité, exécutant des gestes lents, mesurés, mais légèrement tremblants.

Une demi heure plus tard, trois nouvelles tasses étaient posés ça et là dans la pièces, et déjà Shannon enfilait avec difficulté son manteau, pestant contre cette manche retournée qui lui donnait tant de difficultés. Enfin sa main perfora de l'autre coté, et il put plus sereinement refermer chacun des boutons noirs. Il enfila ses chaussures comme des pantoufles, sans en défaire les lacets. Il chercha alors vigoureusement autour de lui, à la recherche désespérément de ses clefs, que pourtant il avait déjà dans la main gauche. Régulant alors son souffle, il put se retourner vers la porte, et la franchir, après de nombreux coups d'œil à sa montre, sans pour autant qu'il ne parvienne à intégrer l'heure qu'il était. Il referma la porte derrière lui, la verrouilla, et sortit de son petit immeuble.

Bien sur, dehors le jour n'était pas encore levé, et l'air était froid et mordant. Il trembla pendant les premiers pas, puis son corps s'habitua a cette température extrême. Très peu de gens parcouraient les rues de Londres à cette heure peu avancée, ainsi le jeune homme put parcourir quelques mètres la tête haute, à observer les rues vides, presque fantomatiques, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Tout autour de lui ce décor si familier était comme redessiné, transformé, portant avec lui des poussés d'imagination. L'œil le redécouvrait en quelques sortes. Un sourire se dessina faiblement sur le visage tiré de Shannon. Il aimait cette sensation que toute chose pouvait lui appartenir. Il était seul, ou presque, dans Londres. Il pouvait se déclarer roi de cette rue, et même étendre son empire jusqu'à la suivante. Personne ne pourrait lui dire le contraire. Personne n'était là pour restreindre ses pouvoirs...


-Une petite pièce?

Le cœur du jeune homme s'arrêta, en même temps que son souffle. Une main sur la poitrine, il le sentit repartir entre ses doigts. En plein délire royaliste, il n'avait pas noté la présence de ce mendiant à ses pieds. Pourtant l'odeur était assez forte pour l'avertir... Sans répondre il accéléré le pas, les yeux rivés au sol. Il accéléra encore lorsqu'il sentit une présence le suivre, et tout à coup en lui ses pensés s'emballèrent. Il pensa a son imprudence, il aurait mieux fait de répondre poliment avec un sourire plutôt que de s'enfuir. Voulant alors se rattraper comme il le pouvait, il desserra les dents et lança un bref et faible

-Non désolé je n'ai rien

d'une voix aiguë avant d'accélérer une nouvelle fois le pas. Et si cette fois l'homme se sentait provoqué, dénigré? Et si il avait décidé de se passer les nerfs sur ce passant, de frapper et de le tuer pour oublier un instant sa pauvreté et sa détresse? Une sueur froide glissa le long du dos du jeune homme qui cessa une nouvelle fois de respirer. Une pression toujours plus forte semblait glacer l'atmosphère autour de lui. Cette fois ci pas de doutes, l'homme était derrière lui, brandissant au dessus de sa tête un quelconque objet. Oui, Shannon pouvait sentir son souffle. Il poussa alors un léger cri aiguë tout en se baissant brusquement de peur, prenant une position fœtale a sol, les yeux clos. Il attendit quelques secondes avant d'enfin en rouvrir un, et de se découvrir seul, parfaitement en sécurité, en plein milieu d'une rue vide.

Quelques minutes plus tard, Shannon avait atteint son lieux de travail, évidemment encore fermé. Il était bien trop tôt, et le propriétaire des lieux n'était pas encore arrivé. Le jeune homme fit les cent pas devant la librairie, tout en vérifiant pour la dixième fois le nom de l'établissement, pris d'une soudaine peur de se tromper de boutique. Pourtant non, il était au bon endroit, et il était trop tôt encore. Ne restait alors plus qu'à attendre. Il prit place contre le mur, tourné vers la rue, croisa les bras sur son thorax, et se mis à compter les secondes. Au dessus de sa tête, le jour commençait à se lever.
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Augustus J. Stevenson
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Lun 27 Juil - 21:03

Les yeux d'Augustus s'ouvrirent paisiblement sur un plafond rendu gris foncé par les ombres matinales et opaques que filtrait les rideaux de la vaste pièce. Dans un bref geste, il abrita ses yeux, très clairs et sensibles à la lumière, si faible soit-elle le matin, à derrière une main. Puis, paresseusement, il s'assit au bord du lit. Augustus aimait se lever tôt, même parfois avec deux heures d'avance, uniquement pour pouvoir prendre le temps de se préparer. Le chef des Silverhate avait horreur de se sentir pressé de quelque manière, et ce surtout le matin. Lorsqu'il se leva, vêtu d'un simple caleçon pour la nuit, il s'avança en direction de la salle de bains, d'un pas légèrement plus lourd que d'ordinaire : il avait eu un assez léger sommeil, suffisamment léger pour percevoir chaque son provenant de l'extérieur. Et donc, une douche glacée serait idéale pour le sortir d'une torpeur qui avait quelque chose de grandement désagréable, d'assommant.

*J'espère que ce vieux gobelin ne reviendra pas aujourd'hui.*

L'eau glacée eut l'effet escompté; celui, direct et sec d'un coup de fouet sur le peau pâle et couverte de traces de draps. Et cette pensée fut la première qu'eut en ce jour Augustus. A présent, il se sentait on ne peut plus éveillé, et cette pensée avait été due à la pensée de ce vieux mage un peu fantasque qui passait de plus en plus souvent à la boutique. Il était venu une fois de plus la veille, et n'avait une fois de plus rien acheté. Son habitude était d'examiner des heures durant ses produits, livres, ingrédients tout en marmonnant (et donc en dérangeant ses autres clients), le tout pour au final s'en aller, toujours sans rien acheter. Cette attitude dérangeait grandement Augustus : ses produits étaient de mauvaise qualité, était-ce ce qu'il osait insinuer ? Bien qu'il sache parfaitement que ce soit faux, il ne pouvait s'empêcher de se sentir agacé à l'idée de ce que pourrait dire ce vieil homme au sujet de son établissement respectable. De plus, il avait tendance à rendre Shannon plus nerveux encore que n'importe quel autre client, et jamais Augustus aurait cru cela possible.

Enfin, une serviette nouée à la taille, il quitta la salle de bains pour se vêtir, passant une chemise noire qu'il entra dans un pantalon d'une couleur identique avant de passer à son cou une cravate, qui serait la seule à dépasser sous la robe de sorcier qu'il passerait avant de se rendre à la boutique. Avant, se posait la question du petit déjeuner. Ce matin, il n'avait pas envie de se le préparer de lui-même, que ce soit manuellement ou par magie.
Donc...


-Bonjour, Elizabeth.
-Oh, bonjour jeune homme, sourit une vieille femme au comptoir, arrêtant d'essuyer ses tasses fumantes de propreté. Comme d'habitude, c'est ça ?

Augustus acquiesça, attendant ensuite que ce soit prêt. Quand le matin il ne voulait pas se préparer lui-même son petit-déjeuner, il se rendait au village d'à côté, à Lahinch. Les Moldus qui y vivaient était moins désagréables qu'à Lidoonvarna, et le pub qu'il préférait se situait là bas, à quelques minutes à pied de la plage, ou presque personne n'osait se baigner tant l'eau était froide, les courants violents. ce que ce pub avait de différent, c'était qu'il était tenu par un vieux couple de sorciers, car quelques familles dotées de pouvoirs vivaient dans le village, à l'insu des Moldus. Ils avaient su se montrer très discrets, tellement même, qu'ils ne devaient se servir de leurs baguettes pas plus d'une a deux fois par jour. Aujourd'hui, ça en ferait trois car pour Augustus, Elizabeth faisait l'effort de préparer son petit déjeuner le plus rapidement possible. Et l'homme l'en remerciait grandement. Il récupéra l'assiette odorante et tentatrice que la vieille femme aux cheveux encore foncés lui tendait avec un sourire tendre.
Il pensa à emmener June ici, un jour, chose qu'il n'avait encore jamais fait.

Après ce bon petit déjeuner, il transplana jusque de l'autre côté des routes sinueuses, à une quinzaines de kilomètres de là, chez-lui. Passant ensuite sa robe de sorcier, semblable à une tenue de travail ordinaire (pour des sorciers en tout cas), il s'avança ensuite vers sa cheminé, récupérant de la poudre de Cheminette dans un sachet disposé sur le manteau. Lançant une bonne poignée de cette poudre volatile dans l'âtre vide, il y fit ensuite apparaître des flammes d'un vert perçant.


-Godspeed from the Banshees, Londres, dit-il à haute et impeccablement intelligible voix, une fois entré dans le foyer tiède.

Augustus avait pensé a proposer ce moyen de transport particulièrement privilégié à son unique employé, Shannon Kaiser, mais une seule chose l'arrêtait. Elle ne venait pas du jeune homme lui-même que, pour une inexplicable raison il ne pouvait s'empêcher d'apprécier, mais c'était par prévention : et si jamais Shannon avait connu des êtres peu fréquentables ? Si jamais ces êtres apprenaient par un quelconque moyen qu'il disposait de tel moyen de pouvoir pénétrer dans une des boutiques faisant l'un des chiffres d'affaires les plus importants des alentours du Chemin de Traverse, il n'hésiterait pas à.... Augustus préféra interrompre là ses pensées. Il tenait trop à sa boutique pour ouvrir la porte à de tels risques et aussi, d'un côté, Shannon ne vivait pas aussi loin que lui de l'établissement.
Il sortit de l'âtre, essuyant ses manches, faisant s'envoler quelques légers nuages de suie, puis, regardant l'heure, il s'approcha de l'entrée pour ouvrir. Avec cinq petites minutes d'avance. Cela ne changerait pas grand chose, de toute façon. Lorsqu'il approcha de la porte, soulevant les stores et annulant les sorts de protection, il s'immobilisa alors qu'il était sur le point de déverrouiller les portes. Juste devant, tournant le dos, se tenait Shannon. Comment aurait-il pu ne pas le reconnaître ? *Depuis combien de temps est-il là ?*

Finalement, il déverrouilla la porte vitrée, ce qui la fit émettre un son remarquablement sec et fort, le genre de son qui avait dû brièvement résonner dans la rue silencieuse et matinale. Shannon se retourna brusquement, dans une sorte de sursaut, se trouvant face à la porte qui lui était grande ouverte par Augustus, qui lui sourit poliment.


-Bonjour, Shannon. Vous êtes de plus en plus matinal, non ?

Il lui était déjà arrivé de le retrouver ici, à attendre devant la boutique. Mais il ignorait s'il avait ou non beaucoup d'avance. Laissant entrer le jeune homme hypertendu, Augustus referma lentement la porte derrière lui tout en se demandant s'il n'allait pas lui concocter une tisane apaisante.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mar 28 Juil - 11:16

Les premières minutes s'étaient écoulés de la manière la plus naturelle qui soit, avant de laisser place a des minutes de plus en plus longues. Shannon était parvenu à garder sa position quelques minutes, droit au milieu du trottoir, stupidement tourné vers la porte close, comme si elle était sur le point de s'ouvrir. Pourtant, si ces nombreux coups d'œil à sa montre lui avaient bien appris une chose, c'était que l'heure d'ouverture était encore suffisamment éloigné pour permettre à l'employé de faire un tour dans les rues. Pourtant il ne bougea pas, resserrant simplement l'écartement de ses jambes, de manière a obtenir un meilleur centre d'équilibre, fixant toujours la porte avec une volonté mentale qui ferait fuir l'un des guerrier le plus expérimenté de ce siècle. Entre deux battements de cils, il était parvenu à repérer son contour dans le reflet de la vitre. Un contour de petite taille, les cheveux en batailles, certainement à la suite de sa marche rapide et de sa mauvaise habitude d'y fourrer ses doigts sans raisons apparentes. Ce reflet était dérangeant, à un tel point qu'il préféra encore prendre le risque de manquer l'arrivée de son patron, en tournant simplement le dos à la boutique.

Il jeta un nouveau coup d'œil à sa montre. Passablement énervé par la découverte d'un temps qui ne passait pas, il rabaissa sa manche dans un grand mouvement, et fit quelques pas de long en large devant la porte. Il fit ensuite une pause, de nouveau revenu devant l'ouverture, et esquissa un mouvement pour regarder de nouveau l'heure mais, se sentant ridicule et préssentant une nouvelle déception, il interrompit son mouvement. Ces yeux bleus fixèrent le vide, devant lui, sans pour autant repérer un détail qui vaille la peine d'être ainsi fixé. L'air frais du matin le frigorifiait totalement, à un tel point que ses genoux se mirent à trembler sans même demander une autorisation préalable. Shannon baissa lentement la tête vers la seule partie de son anatomie qui semblait réagir au froids, et leur lança un regard inquisiteur, comme si il avait pue espérer interférer de la sorte dans leur réaction. Bien sur les deux genoux perdurèrent dans leur mouvement, et Shannon fut contraint de reprendre sa marche, dans le but cette fois ci de se réchauffer légèrement.

A chaque nouvel allé retour, sa trajectoire s'augmentait. Comme si le jeune homme prenait de plus en plus confiance au terrain, comme si il pouvait s'éloigner sans risque de la librairie. A force de trajets, il atteint l'extrémité de la rue. Là lui prit soudainement l'envie d'exécuter quelques petits sauts sur place de manière à rendre son réchauffement corporelle légèrement plus efficace. Il revint se poster devant la porte, dos à la vitre néanmoins, et se laissa tomber au sol, le visage tourné vers le ciel. Il avait déjà souvent fait ça, regarder le ciel sans y rechercher la moindres révélation. L'observer, c'est tout, se rendre de nouveau compte que finalement, l'être humain, doté de pouvoir au non, ne restait qu'un être humain, une si petite chose peuplant vainement la terre sans pour autant lui servir à quelque chose. L'exploiter, oui très certainement, mais jamais en but de la servir, elle. Finalement les êtres humains sont si égoistes. Certain préfèraient même se faire incinérer, voir cryogénifier, plutôt que de servir de nutriment essentiels au sol.... Ils n'étaient vraiment que peu reconnaissant de tous ce que la nature pouvait faire pour eux...

Les remarques que lui inspirèrent le ciel arrivèrent même a le faire quelque peu somnoler alors qu'il en était arriver à penser à son village de naissance, là où poissons et hommes ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre. Il était clair que Shannon faisait partit de ces quelques rares êtres humains à porter pour les autres le fardeau de la reconnaissance. Petit garçon déjà, il avait toujours eu moins de mal à se confier au noisetier jouxtant la fenêtre de sa chambre, plutôt que de risquer de se prendre des coups, en allant sociabiliser avec les autres enfants du village. Il somnola alors quelque peu, et ceux malgré la concentration presque inhumaine de caféine qui était distillée dans ses veines. Sa tête roula sur ses épaules, et son menton alla heurter sa clavicule gauche, alors que sa bouche s'entrouvrait pour lui permettre de respirer. Il n'eut pas de rêve, juste une pause bien méritée dans l'enchaînement de ses pensées tortueuses et perpétuelles...

Il fut réveillé brusquement par une bulle dans son estomac, annonciatrice d'un faim grandissante et pour le moins inattendus, bien qu'évidemment, à part ses nombreux café, Shannon n'avait pas prit le temps d'absorber quelque aliment concret. Il se rendit compte de son erreur, et frappa son front du dos le la main tout en se promettant intérieurement de ne plus recommencer et de s'alimenter correctement. Non, il ne se fit pas cette promesse dans son propre intérêt. Dieu sait qu'il est énervant d'entendre sans cesse un bruit de gargouillement pendant une journée de travail. Et même, l'estomac vide, Shannon savait bien qu'il serait moins efficace dans son travail... Prit soudainement de mauvaise conscience, il se releva, en frottant ses yeux pour rendre sa vision plus claire, et fit quelques pas en direction du coté gauche de la rue où, il le savait bien, il trouverais une boulangerie d'assez bon rapport qualité prix. Mais il se stoppa de nouveau, regardant sa montre avec effrois : il était trop tard à présent pour aller où que se soit. Le visage vers le sol, l'échine courbée, Shannon vint se replacer devant la porte.

Le jeune homme pâle se laissa alors bercé par le doux flot des minutes semblables à des heures, se rongeant les sangs à l'idée de ne pas avoir eu le temps ni la présence d'esprit d'ingurgiter quelque chose de solide. Très vite, et comme beaucoup de thérapeutes le lui avaient conseillés, il se mis a imagine un endroit calme, composé de vastes pleines à pertes de vue, absolument vide, juste peuplés de quelques vaches lentes et pataudes. Ce paysage serait sillonnait d'une calme rivière, à l'eau presque stagnante, sage et surtout inoffensif, donnant quelque chose à écouter vaguement, distraitement. Le ciel bleu ne possédait pas un seul nuage, s'étirant au dessus de tout comme sur un dessin d'enfant... Là, et uniquement là bas Shannon pourrait se coucher, et faire le vide dans son esprit. En fermant les yeux il n'entendrait pas le bruit de la mer, bruit caractérisant son traumatisme lié à l'enfance...

Un craquement retenti alors dans la rue, sec et sonore, le sortant de son inconscient curatif. Son rythme cardiaque s'accéléra soudainement, le privant un court laps de temps de son oxygène. Alors que tous le reste de son corps s'était figé, comme tétanisé, ses énormes yeux bleus se mirent à balayer rapidement la rue, trop rapidement peut être pour lui permettre d'y voir quelque chose, ne laissant entrevoir que de sombres ombres. Le cœur battait si fort dans sa poitrine qu'il eu à cet instant l'impression qu'il pouvait lui rompre les os... Mais son organe vitale ne fut pas le seul à l'accéléré dangereusement, le flot des pensés incontrôlables du jeune homme se remirent à tourbillonner. Entre les os de son crâne s'accumulèrent les mauvais pressages, parfois même des présages de mort... Et si.... Et si l'homme de tout à l'heure l'avait suivit, flairant un éventuelle mensonge, et si il voulait se venger de toute l'ignorance qu'il rencontrait chaque jour? Si en la personne de Shannon cet inquiétant homme voulait trouver un exutoire, un souffre douleur à sa pitoyable vie? L'employé se mis à se ronger les ongles, essayant de se focaliser sur cette hypothèse, plutôt que de penser à un voleur, à un tueur, ou pire à un marchant d'esclave...

Alors qu'il continuait de fixer l'allée sombre, il ne vit pas la silhouette de l'homme derrière lui, apparaitre entre les rideaux. La porte s'ouvrit, heurtant le dos du jeune homme, qui eu un large sursaut légitime, croyant bien que sa dernière heure était encore une fois arrivée, mais que cette fois ci, il n'allait pas y échapper. Alors, une main agrippée sur son pull, au niveau de son cœur qui jouait du tambour, il se retourna et tomba nez à nez avec son patron, Augustus Stevenson, de qui une très légère odeur de petit déjeuner traditionnel irlandais s'élevait. Shannon tenta de se ressaisir, sentant son visage froid sous ses doigts, l'imaginant aussi blanc qu'un linge propre au soleil.. Alors lorsqu'il eu reprit ses esprits, il remarqua au dessus du sourire, poli et bienveillant, le regard quelque peu étonné, voir inquiet, qui se posait sur lui. Le jeune se mordit la lèvre inférieur tout en espérant ne pas être arrivé trop tôt aux yeux de son patron. Après tout, peut être que si on lui donnait une certaine heure pour arriver, c'était pour qu'il la respecte. D'éventuels clients pourraient mal comprendre la présence sombre rodant autour du magasin depuis les premières heures du jour.


-Oui, je suis vraiment désolé, je n'aurais jamais due arriver si tôt.

S'excusa platement Shannon, la voie légèrement pincée à l'image de celle d'un enfant prit les deux mains dans un bocal plein de bonbon entre deux repas. Il courba l'échine et entra a la suite de l'homme qui ferma la porte sur leur pas. Il tira un grand coup sec, sentant sous ses doigts qu'elle résistais, et qu'elle résisterait sur les derniers centimètres, comme chaque matin. Et comme chaque matin, ce bruit sec fit sursauter Shannon, bien qu'il s'y était attendus. Il fit quelques pas, avant de s'immobiliser dans la pénombre, sentant autour de lui l'énergie positive de tous les vieux ouvrages, étalés sur toute la hauteur des étagères, jusqu'au plafond. Là, dans la pénombre, il se sentit bien, presque en sécurité. Pourtant il attendit l'ordre de son patron, repérant derrière lui les traces de suifs sortant de l'âtre de la cheminée forte heureusement éteinte.
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mar 25 Aoû - 0:01

Il semblait au garde à vous. Immobile dans la boutique encore plongée dans la pénombre, encore dans la fraîcheur matinale. Ses yeux fixaient les tâches de suie qu'avait laissé Augustus en sortant de sa boutique. Une fois que le patron avait remarqué les taches à son tour, il sortit sa baguette pour les faire disparaître. Une boutique sale, ça jamais, pas tant que ça serait Augustus qui la tiendrait. Une fois ceci fait, dans un nouveau geste, il fit se relever les rideaux de tissus, laissant entrer la frêle lumière un peu jaunâtre, mais tout de même très agréable, dans le local relativement aéré et espacé pour une boutique chargée de rayons, d'ingrédients, de bouquins.
Lorsqu'Augustus eut fini ces quelques préparatifs, il s'adressa à son assistant :


-Shannon, allez voir dans l'arrière-boutique si nous avons reçu par cheminé le colis des fournisseurs, s'il vous plait. S'il y est, je vous laisse réapprovisionner les rayons.

Et s'il n'y était pas, il lui faudrait prendre contact avec le collaborateur qui, depuis quelques mois, semblait avoir du mal à remplir correctement sa tâche de fournisseurs. Et si cela continuait, Augustus n'aurait bientôt plus de réserves (gardées en cas de crise), et s'il n'avait plus de réserves, il serait bien embêté. Ses clients iraient tous s'approvisioner en ingrédients de potions chez Bowen's, qui était encore plus accessible puisque sur le Chemin de Traverse, ou encore chez Pierre de Lune en Irlande, même si c'était loin de Londres. Ils ne viendraient plus que pour les livres, qu'il serait obligé de brader, pour gagner quelques sous, puis se verrait obligé de fermer boutique. Tout ça à cause d'un fournisseur, il fallait avouer que ce serait domage. Augustus, regardant Shannon quitter la salle principale pour prendre la porte située derrière le comptoir, se dit qu'il était domage de ne pas pouvoir se montrer menaçant pour que les choses aillent plus vite. Mais d'un côté, peut-être cela n'aurait-il pas marché, et il aurait perdu sa réputation. Réputation nécessaire pour ne pas paraître suspect. Augustus était, aux yeux de tous, un homme agréable, assez souriant. Il ne fallait pas qu'il perde la crédibilité que lui apportait ce masque.

[...]


Un peu plus tard dans la matinée, la porte s'ouvrit, déclenchant la petite clochette accrochée au-dessus du battant.

*Tssssssss....*

Et si, il avait fallu que le vieux mage un peu fantasque vienne quand même. Avec aujourd'hui une odeur fort désagréable. Surtout de bon matin, après un bon petit-déjeuner dont la douce et chaleureuse odeur imprégnait encore ses vêtements propres. Ses vêtements à lui sentaient, comme ça arrivait parfois, le renfermé. C'était d'ailleurs assez étrange, se disait a chaque fois Augustus, parceque le vieillard était souvent présant dans sa boutique, du coup souvent dehors.
Le vieux eut un signe de tête digne d'un haut gradé de l'armé, assorti d'un "Bien le bonjour, messieurs" tout aussi officiel, pompeux.
A cette parade, Augustus répondit par un simple signe de tête, accompagné d'un sourire poli et aimable malgré un peu d'agacement.
Il déposa sur le comptoir la tasse de tisane aux herbes fortement odorante qu'il avait préparée pour Shannon, puisque ce dernier allait être à présent trop occupé. Il la boierait plus tard.


-Je viens voir ce que vous avez dernièrement reçu ! lança-t-il d'une voix claironante, comme s'il avait été en face d'un sourd.
-Faites, faites, l'engagea Augustus avec douceur. Mon assistant se fera une joie de vous renseigner si nécessaire.

Ce qui lui laissa le temps d'ouvrir le livre de comptes, situé dans un tiroir et d'y inscrire ce que la veille il n'avait pas eu le temps d'ajouter, trop pressé de rentrer chez-lui.
Puis, continuant de faire semblant d'être pris par le contenu du bouquin impeccablement tenu, il écouta d'une oreille le client, ou plutôt le touriste puisqu'il n'achetait pas grand chose, expliquer ses exigences à Shannon au sujet d'un quelconque livre de runes anciennes, chose qu'ils possédaient en magasin, mais dont il n'allait pas être, une fois de plus assez satisfait poyr l'acheter. Shannon cherchait dans les étagères, puis le mena à l'étage, ou étaient plavés les autres livres, un choix plus vaste puisque l'étage était entièrement consacré aux bouquins.
Augustus ne put alors plus qu'entendre les bruits de leurs pas, de la vois étouffée (mais tout de même forte) du vieux mage dont la nécécité vitale du moment semblait être combler le silence. Ca semblait même être plus nécessaire que respirer dans son cas.
Augustus soupira et but une gorgée du contenu de la tasse, pour se calmer un peu. Puis il se leva et alla dans l'arrière-boutique, vers une armoire de bois située face à la cheminé, près de la petite fenêtre envoyant une lumière à présent bien blanche, signe qu'il ferait beau encore un peu dans la journée.
Le dernier tiroir de cette armoire était verrouillé à l'aide d'un sort de protection, que le patron désactiva le temps d'ouvrir, récupérer une enveloppe de papier kraft, puis de refermer. Et de relancer le sort.

Le contenu de cette enveloppe était adressé à un collègue Silverhate. C'était un travail pour Shannon. Rien de bien compliqué, il suffisait au jeune assistant d'aller la poster à la poste Moldue, elle était déja timbrée. C'était un moyen assez discret, bien plus en tout cas que les hibous, qui pouvaient faceilement être interceptés par l'un des comparses de Kathleen.
La boîte aux lettres était, de plus, suffisemment éloignée de la boutique pour qu'il ne soit pas le premier sorcier suspecté, s'il y avait le moindre problème.
Bref, le système idéal. Il ne restait plus à Augustus qu'attendre qu'on lui rende son assistant, à présent. Et hélas, l'homme pouvait être long à partir.
Augustus se réinstalla derrière le comptoir, et attendit, écoutant les sons de voix venant de l'étage.
Puis, des bruits de pas se firent entendre, de nouveau. On descendait les escalier.
Shannon portait une petite pile de livres, qui fit Augustus écarquiller les yeux de surprise. Agréable surprise, il allait enfin acheter quelque chose.


-Si je juge que ces livres ne sont pas fiables, est-ce que j'ai le droit de les ramener ? demanda-t-il avec un air légèrement sceptique.
-J'ai bien peur que non, répondit Augustus. Mais ne vous en faites pas, ces bouquins sont de véritables références.

Après un haussement de sourcils, il posa les bouquins sur le comptoir. Augustus, avant de les prendre, tendit à Shannon l'enveloppe. Il avait l'habitude de poster à son insu des lettres pour les Silverhate, du coup il n'eut qu'à le remercier pour le service, avant de s'occuper du client, tendis que la porte de la boutique s'ouvrait puis se refermait dans un double tintement de clochette.Après avoir payé, il continua de parler pendant au moins dix minutes à Augustus de sa méfiance envers certains livres, envers de vendeurs peu scrupuleux produisant des contrefaçons vendues à prix d'or...

-... Mais je suis sûr que vous, jeune homme, n'êtes pas de cette trempe. Vous respectez les livres, même si malgré vous, vous ne vendes pas toujours le mieux du mieux...

Une petite crispation des lèvres en guise de sourire, Augustus lui rendit la monnaie, puis lui tendit ses lourd ouvrages, précieusement emballés dans un épais sac de papier.
Puis, enfin, il se retira, laissant Augustus pousser un soupir las, puis attendre le retour de Shannon.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mer 26 Aoû - 21:51

Shannon fixait toujours le sol, et ses longues trainés de suie inévitables avec ce genre de transport. Il ne savait pas comment réagir : devait il s'empresser de les faire disparaitre? Ou bien alors Augustus avait dans l'idée de les faire demeurer là, dans l'otique de donner plus de caractère a la décoration de son magasin. Ne sachant alors comment se comporter face a cet imprévu, il se contentait de les fixer, croyant sans doutes que la solutions viendrait d'elle même. Il les fixait avec tellement de force qu'il semblait ne plus faire qu'un avec elles. Il pouvait encore les voir, à chaque clignement de paupières, il pouvait les faire bouger a sa guise simplement en l'imaginant. Ces taches de saletés avaient a la fois un aspect relaxant ainsi qu'une composante plus intrigante, restant ainsi d'ignobles taches de suie jonchant un sol dallé pourtant d'habitude impeccable. Et il les avait bouger sous es yeux. Se disant qu'il en était assez, il ferma fortement les yeux, et les frotta très légèrement, comme pour recoler sa rétine trop longtemps restée fixée sur un élément extérieur. Il rouvrit alors ses yeux, et son cœur cessa de battre quelques instants : là, elles continuaient a danser, comme emporter par la brume. Il ne pouvait pas y croire, non, c'était bien trop incroyable, était il en train de devenir fou. Soudainement essoufflé, il se mis a balader un regard anxieux partout autour de lui. Il vit la baguette dans les mains d'Augustus, mais les informations semblèrent ne pas prendre une place suffisante dans son cerveau. Il mis du temps avant d'observer de nouveau le sol, devant la cheminée. Peut être avait il peur au fond de lui. Peur de se rendre compte de l'état déplorable de son cerveau. Il avala sa salive, sentant sa main trembler, taper contre sa cuisse raidie. Elle avait totalement disparue. Effacée par la magie d'Augustus. Cette fois ci cette constatation lui vint tout naturellement, et il put relever la tête, comme si de rien était, et fixer son regard sur un point tout autre de la boutique.

L'immobilité de Shannon tranchait nettement avec la soudaine activité d'Augustus. Le maître des lieux s'activait pour faire prendre vie a sa boutique alors que son assistant restait planté là, comme un esclave des temps anciens, à attendre ses ordres, prenant bien garde de ne pas respirer trop fort, le regard filant. Par quelques autres gestes anodins, Augustus fit relever de loin les draps épais qui couvraient toutes les vitres, brassant un peu de poussière, qui se mis alors a danser dans la clarté jaunâtre qui prit possession de l'espace. Le simple fait de relever ce qui entravait les fenêtre avait un aspect révolutionnaire sur l'ambiance de la pièce. Shannon, qui faisait face a l'une de ses grandes fenêtres donnant directement sur la rue, due réduire au minimum la fente que formaient ses deux paupières, trop habitué a vivre dans l'obscurité, il allait lui falloir quelques secondes de plus pour pouvoir se comporter normalement dans cet environnent. Enfin, aussi normalement qu'il lui était possible. Cette simple entrée de lumière changeait toute la vie du magasin. Soudainement on tournait le dos au vieil entrepot de grand père, ruisselant d'objets et de curiosités en tout genres, pour faire face a ce qui avait tout l'air de bien moderne, de bien vivant, et qui allait ouvrir ses portes dans quelques poignées de secondes. Une nouvelle fois, l'homme brun déglutit. La calme tranquillité de l'endroit allait bientot disparaitre. Dieu ce qu'il était bien tout à l'heure, à l'extérieur du magasin, alors que le soleil ne s'était pas encore levé. Enfin, ce qu'il pouvait avoir été mieux qu'à présent que l'idée de voir des inconnus venir vers lui...

La voix d'Augustus le fit sursauter, brisant le silence qui régnait jusque là entre eux. Il lui donnait sa première mission de la journée : aller a l'arrière boutique a la recherche d'un collie. Shannon poussa intérieurement un soupire de soulagement, il allait pouvoir s'éloigner de la porte d'entrée, d'où bientot des hordes de clients allaient se déverser dans la salle principale. Cette première mission lui demandait de partir en retraite, ans la salle obscure et oubliée de l'arrière boutique. Et rien n'aurait fait plus plaisir a Shannon. Il eut un vague signe de tête trop vif a l'encontre de son patron, pour lui signalait qu'il avait comprit et qu'il acceptait les termes de son contrat. Et sans plus attendre il tourna les tallons, d'un pas nerveux, et passa derrière le rideau séparant les deux espaces. Là il se retrouva au début d'un couloir sombre, aux murs nus, un peu humide. Il le longea a tâtons, avant de se retrouver dans une salle assez grande, et surtout surchargée. Des étagères couvertes de bocaux aux parois protégés de la lumière par du papier kraft, protégés d'une lumière qui ne provenait que d'une petite ouverture aux allure de meurtrière a la base du mur du fond. Shannon se dirigea vers cette meurtrière, ou se trouvait également une cheminée en pierre noire. Ses yeux, une nouvelle fois habitués à l'obscurité, se mirent à scruter le sol, bien décidé a mettre la ain sur ce fameux collie. Il se mis à quatre pattes, et inspecta avec attention le dessous des étagères les plus proches, voulant vérifier à tout prix la présence ou non de ce paquet. Qui sait, il aurait très bien pue rouler aussi loin, et jamais un bon assistant ne devrait prendre ses missions à la légère. Je pourrais perdre mon job si jamais je ne le retrouve pas! se dit il, alors anxieux au plus haut point.

Toujours a quatre pattes, il fit face a la cheminée. Il la fixa suffisamment longtemps pour déterminer que ce morceau de charbon au fond était bien trop rectangulaire, anguleux et imposant, pour en être réellement un. Il attrapa alors le collie recouvert de suie et le déballa avec précautions, avant de sortir sa baguette pour lancer un sortilège pour le nettoyé, se maudissant intérieurement de ne pas y avoir pensé avant, le regard sur ses mains noires. Il se releva, abandonnant là le précieux paquet, et alla se laver les mains au savon et a l'eau chaude. Au bout de quelques minutes, il vaincue la saleté et s'en retourna vers la deuxième composante de sa mission : ranger les ouvrages dans les étagères. Chaque chose a sa place, et chaque place a sa chose. Désireux de ne pas avoir l'air ridicule aux yeux de son patron, à chercher en panique à trouver une place pour chaque ouvrages, il prit la sage décision de les classer là où il était. Ainsi, il observa toutes les couvertures les unes après les autres, regroupant les livres selon différentes catégories bien précises, puis regroupant dans chacune de ses catégories, les ouvrages selon leur ordre alphabétique. Satisfait de son résultat, il prit la pile nouvellement formée, et traversa de nouveau le couloir humide pour réintégrer la salle principale. Il traversa le rideau de dos, les bras trop chargés, et déposa avec précaution les livres sur le bureau disposé au milieu des étagères. Shannon s'en saisit de la première catégorie de livre, et se dirigea vers les étagères concernés.

Avec le bout du pied, il ramena à lui l'escabeau de bois sombre monté sur roulettes. Jamais semblait il, cet escabeau n'avait autant été utilisé au paravent. Il fallait bien avouer que la petite taille de l'assistant n'était pas forcément avantageuse lorsqu'il s'agissait de remplir les étagères qui montaient jusqu'en haut des murs. Avec des gestes lents et précis, il rangeait chaque ouvrage a sa place, en faisant bien attention à l'ordre alphabétique. Il remarqua par la même occasion qu'à certains endroits, il existait des doubles. Etait ce par ce que ces ouvrages là étaient fortement demandés? Ou alors s'agissait il d'une simple erreur dans l'inventaire au moment des commandes? Que se soit l'un ou l'autre, Shannon n'était as concerné, à moins qu'Augustus ne le lui dise. Laissant de coté sa curiosité, il continua son travail, glissant l'escabeau d'un coté à l'autre de l'étagère avec une facilité étonnante. Le sol devait être lustré a cet effet au bas des rangements. Bien pratique. Shannon reprit sa dance avec une nouvelle pile d'ouvrages. Puis une nouvelle fois encore, tant et si bien qu'il eut fini de ranger tout le contenue du collie. En tant et pour tout, cette action ne lui avait pris qu'une petite heure. Il fallait bien avouer que les différentes étagères commencaient a ne plus avoir de secrets pour le petit brun. Il s'écarta de quelques pas, pour observer le résultat final. Pour des yeux mal avisés, rien n'avait changé, pourtant, Shannon était très fière de son travail. Il jeta un regard rapide a son patron, assit derrière son bureau, penché sur ce qui ressemblait à des comptes. Il ne pouvait pas rester là sans travailler, certains de passer pour un tir au flans, alors Shannon décida de retourner dans la réserve, pour être certain de ne rien avoir oublié dans sa recherche du paquet perdu. peut être qu'il restait quelque chose à faire.

Une fois de nouveau dans la reserve, après avoir passé le couloir froid et essuyé une goutte de condensation tombée sur son front de la manche de sa chemise, Shannon se mis à examiner les rangements débordant du surplus du magasin. Il observa les bocaux transparents, cherchant une date de péremption, avant de les essayé machinalement avec un chiffon trouvé dans un coin. Alors, atténué par la lourde épaisseur du rideau servant de cloison de séparation, Shannon entendit la cloche suspendue au dessus de la porte d'entrée. Il ne lui fallut que quelques secondes et une légère montée d'angoisse pour comprendre qu'un client venait d'entrée dans le magasin. Et avec Augustus occupé, ça allait être à lui de s'en occuper. Shannon avala avec difficulté sa salive. Sa peau était glacée, comme si il venait juste de mourir, ce qui bien sur était impossible. Par contre, il savait très bien qu'à la prochaine vague de stress, cette peau glacée allait se recouvrir d'une fine couche de sueur tout aussi froide que lui seule verra. Des sueurs froides à l'était littérales. Sans perdre plus de temps, l'assistant reprit la direction de la salle principale, se retrouvant devant le spectacle d'une silhouette tassée, plantée devant le bureau d'Augustus. Un petit vieux qui avait l'habitude de venir ici souvent, presque tous les jours. Shannon resta immobile, dans l'embrasure, au cas où l'on aurait besoin de lui, pret a agir a la moindre demande, comme toujours, un rythme cardiaque très lent, comme si toute sa physiologie était elle aussi en train d'attendre le coup de feu.

Un mélange d'odeurs étranges émanaient de la pièce, des odeurs qu'il n'y étaient pas quelques secondes plus tot. D'un seul regard, Shannon en identifia une, sous la forme d'un gobelet posé sur le bord du bureau de son patron. Une tisane aux plantes dont s'échappée un léger fumet de brume translucide. L'autre lot d'odeur devait donc provenir une nouvelle fois de ce client habitué. L'odeur des vétements enfermés dans un placard avant même qu'ils n'aient étés secs. Une odeur prenante, particulièrement désagréable de renfermé et de moisissure, qui ne s'estomperait pas avant le prochain lavage. Shannon eut une légère grimace, et se mis à espérer de ne pas avoir besoin de s'approche plus de ce vieux monsieur particulièrement exigent quand aux informations à lui donner. Malheureusement, arrivé en plein milieu de leur conversation, il eut juste le temps d'entendre Augustus prononcer :


Mon assistant se fera une joie de vous renseigner si nécessaire.

Avant que tous ses espoirs ne soient réduits en poussière... Il fit donc quelques pas en avant, histoire de se montrer à ce client, au cas ou. Immédiatement, le vieux mage se dirigea vers lui, et s'exprima avec une voix forte, trop forte, qui fit sursauter Shannon plus qu'il n'aurait due :

-Je cherche un livre de runes anciennes, ou plutôt de vieux futhark, contant l'occultisme chez les scandinaves.
-Bien sur, je vais vous montrer ceux que nous possédons.


Répondit machinalement Shannon, la voix légèrement plus aigue qu'à l'ordinaire. Il sentait bien au fond de lui venir le problême. Bien que la description de l'ouvrage donnée par le vieux ait l'air d'être précise, elle englobait en réalité la totalité des ouvrages sur les runes, soit plus d'une bonne centaine différente rien que dans ce magasin là. Trois meubles différents dans la bibliothèque municipale par exemple. Chaque peuple scandinave a sa propre manière de présenter les choses, en plus de l'évolution des runes au fil du temps. Shannon croisa intérieurement les doits tout en ramenant une nouvelle fois à lui l'escabeau. Peut êre parviendrait il a sortir le bon livre en premier. Peut être saurait il se montrer convainquant en lui présentant l'ouvrage. Mais le vieux n'achetait jamais rien, comme si cette sortie au magasin était sa promenade rituel, son coin pour rencontrer des êtres humains et pour avoir l'impression de ne pas perdre totalement sa journée.

Il monta alors sur un premier étage. Ici on avait regroupé les plus bonnes ventes sur le sujets. Des ouvrages simplifiés, et pourtant loin d'être évasifs sur la question. Shannon éffectua un premier tri du regard, laissant de coté les runes chez les peuplades ne faisant pas partie de la scandinavie. Il sortit alors un premier ouvrage, les mains tremblantes, et en parcourue alors rapidement le sommaire. Le jugeant répondre aux attentes du client, il le lui présenta, sans pour autant déscendre de son escabeau, comme si il savait à l'avance que cet ouvrage ne ferait pas le bonheur de l'ancètre, on peut toujours espérer. Sans même prendre le temps d'examiner plus que le nom de l'auteur, à consonance très méditerranéenne, le vieux secoua la tête, marquant un refus totalement catégorique de ne serait ce que tenir le livre dans ses mains. Shannon le replaca alors parmi les autres et un sortit un second, dont une illustration de toutes les runes ornaient la couverture. L'avantage de celui là était d'être écrit en très gros caractères, ce qui ne serait pas du luxe pour un lecteur aussi agé. Une nouvelle fois, le vieux mage secoua la tête sans donner plus d'explications. Shannon déglutit brusquement. Il n'avait aucune idée du pourquoi cet homme refusait ses deux ouvrages, et ne voulait pas continuer d'avancer la tête baissée. Il prit alors des gants, pour demander d'une voix très faible et un peu tremblante :


-Recherchez vous quelque chose en particulier?

Dans un premier temps, l'homme secoua de nouveau la tête, au plus grand désespoir de Shannon, avant de pourtant donner des précisions :

-A vrai dire je cherche un livre pas trop lourd a porté ca voyez vous, j'ai pour habitude d'aller lire dans un des parcs de Londres, vous savez, celui ... Ah comment s'appelle t'il, un très grand... Enfin bref.

Et effectivement, Shannon n'avait pas entré cette variable dans sa recherche Il poussa un léger soupire, et se mis sur la pointe des pieds sur l'escalier, pour sortir de l'étagère supérieur un livre au format poche, très résumé sur ce qu'était les runes. Il le tendit une nouvelle fois vers le vieux mage.

-Je n'aime pas les couvertures souples.


Dernière édition par Shannon E. M. Kaiser le Lun 31 Aoû - 14:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Lun 31 Aoû - 14:47

Fit il, coupant toute possibilité de réplique. Shannon remis le livre en place, et chercha des yeux une autre possibilité. Il n'en trouva aucune, alors il redescendit de son escabeau, se remémorant toutes les variables récoltés. Un livre de poche a la couverture rigide mais au format poche, ayant pour thème les vieilles runes. Il n'y avait rien correspondant à cela ici. Il allait donc falloir se rabattre sur l'étage supérieur, là où se trouvaient la plus part des livres anciens, protégés de la lumière vive et des dégradations à l'oxygènes provoqués par un trop grand nombre de passage.

-Il va falloir me suivre monsieur.

Dit alors Shannon, légèrement désespéré. Puis, suite a l'approbation du vieux client, il se mis en route, traversant les rayons, jusqu'à un escalier en colimaçon légèrement branlant. Les marches étaient hautes, mais peu nombreuses. Shannon prit une profonde respiration et les gravit quatre à quatre. Il n'avait que peu de fois l'occasion de se rendre dans cette plus grande surface. L'étage était entièrement consacré aux livres, les étagères se suivaient sur le modèle de celles d'une bibliothèque. Quelques secondes plus tard, le vieux client avait fait a son tour son entrée, emplissant l'espace de son odeur infecte. L'assistant lui fit a nouveau signe de le suivre, et se stoppa au niveau de l'étagère consacrée aux différents langages du vieux continent. D'un seul coup d'œil, il lui sembla trouver son bonheur : toute une encyclopédie en petits volumes traitant sur le sujets années par années. Il ne lui restait plus qu'à l'atteindre. Il n'y avait cette fois ci aucune trace d'un escabeau monté sur roulettes. Il allait falloir trouver autre chose. L'important était de ne pas abimer les livres, tous anciens et très rares pour la plus part. Shannon repéra une chaise, posé derrière un petit bureau, encastré dans un coin de la pièce. Il s'y dirigea prudemment, ne pouvant oublier le fait qu'il se trouvait en réalité dans une sorte de mezzanine géante, au dessus de la salle principale. Il n'aimait pas l'altitude et les sols non assurés. Une fois la chaise mis en place, il continua son ascension et entreprit de sortir le premier ouvrage de cette vieille encyclopédie.

-Alors, voila le premier volet d'une encyclopédie des runes. Le format est petit, la couverture est rigide. Toute l'étude et l'histoire des runes y est consignée en six volumes, selon leur date de découverte et leur évolution. Vous pouvez acheter les six ou bien m'indiquer quelle année vous conviendra le mieux. Je vous laisse regardé le premier volume.

Surpris lui même de ses talents de commercial, Shannon s'assit sur le rebord de la chaise, en regardant le vieux tourner pages après pages, découvrant textes, citations ou schémas précis en couleurs, peint a la main a l'encre. C'était déjà un grand progrès, il avait bien voulu tenir l'un des livres. Mais l'assistant ne s'attendait pas à ce qu'il les prenne. Il ne fallait pas non plus croire au père noël. Pourtant, le vieux ne semblait plus décrocher de l'ouvrage, commentant à voix haute chaque nouvelle page. Des commentaires plutot satisfaisants.

-Sortez moi les autres volumes que je puisse les regarder!

Dit il de nouveau d'un ton tonitruant, presque agressif, comme si il avait été policier dans une autre vie. Shannon s'éxécuta, et lui tendit, les uns après les autres, les précieux ouvrages, avant de pouvoir de nouveau s'assoir sur cette chaise, en écoutant d'une oreille absente les commentaires du vieil homme. Il se mis à doucement décrocher, son esprit s'envolant quelque peu, se dispersant dans la pièce.

-Je les prends.
-Quoi?! demanda Shannon, n'étant pas certain d'avoir bien comprit le miracle qui était en train de se produire sous ses yeux.
-J'ai dis "je les prends" jeune homme. Aider moi a les porter jusqu'à la caisse!

Alors il tendit à Shannon le premier ouvrage. Ce dernier fit une petite pile dans ses bras, découvrant en même temps la signification du mot "aider" pour le vieux personnage : tout porter a sa place. Quelque part, c'était normale. C'était son rôle. Et le mage était particulièrement agé. Il le laissa déscendre en premier les marches, le suivant de près. Il eut juste le temps de poser la pile d'ouvrages sur le bureau que déjà Augustus lui confiait une nouvelle mission : il lui tendit une enveloppe kraft sans rajouter un mot. Shannon la prit, fit quelques pas vers la sortie du magasin et prit enfin le temps d'observer cet objet étrange. Un timbre moldu était collé a coté d'une adresse, un peu trop près d'ailleurs. Alors SHannon soupira, et se mis en route vers la poste moldue de Londres la plus proche, espérant ne pas croiser trop de monde sur le chemin. Il ouvrit la porte du magasin, y glissa sa tête, et observa avec grande attention d'un coté et de l'autre, comme avant de traverser une route, sauf que bien sur, l'anxiété fit en sorte qu'aucune information n'atteigne le cerveau de Shannon suite a cette action. Il avait agit comme par réflexe, une rengaine trop souvent appliquée. Il fit les premiers pas dans la rue. Il faisait réellement jour a présent, si bien qu'il due mettre sa main en visière pour ne pas perdre totalement la conscience du chemin a parcourir.

Il prit a gauche au premier carrefour, passant devant une première boite aux lettres moldue. Mais pas de la bonne couleur. Shannon, qui avait été élevé comme un moldu toute sa vie, savait bien qu'il n'y avait aucune différence notable entre les différents types de boites aux lettres, et pourtant il s'évertué à aller à celle préconisée par Augustus, horriblement éloignée du magasin, comme si ce dernier pouvait savoir si son employé s'était montré désobéissant. La technique défensive de Shannon était relativement simple ce jour ci : fixer ses pieds, dans le but évident de ne croiser aucun regard, et donc de ne véxer personne. On ne sait jamais sur qui ont peut tomber. On est jamais trop prudent. A chaque pas, son nouveau dicton. Un dicton qui justement, dictait la conduite qu'il avait choisis d'adopter. Ainsi, sous ses yeux, s'alternaient chaussures à tallons hautes coutures, avec baskets larges dépourvus de lacets. Et l'un comme l'autre, toutes les deux représentaient un certain danger aux yeux du jeune homme. Un danger qu'il n'était décidément pas près a affronter. Dieu ce qu'il avait conscience d'être ridicule, mais sa carapace épaisse ne lui offrait aucune autre possibilité. il accéléra encore son rythme de pas déjà très élevé, et tourna de nouveau a un angle, en rasant le murs, aussi épais que le vent, glissant entre les passants. Il n'avait plus que quelques mètres a parcourir. Déjà une dizaine de minutes s'étaient écoulés depuis qu'il avait poussé le battant du magasin. Dix minutes de trop, il devait apprendre a être plus rapide, pour ne pas perdre mon job . Son champ de ve réduit rencontra enfin un objet de forme cylindrique, rouge laque, surmontés de quelques gravures qu'il ne prendra pas le temps d'examiner. Il glissa l'enveloppe dans la fente après avoir nerveusement vérifié que le timbre s'y trouvait toujours. Immédiatement après, il rebroussa son chemin, toujours habité par la même tactique, jusqu'à rejoindre la cache rassurante du magasin, de nouveau vide. Mais pour combien de temps. Il fit face à Augustus, attendant certainement la suite, le visage légèrement recouvert d'une sueur due a la chaleur accablante et au rythme de sa course.
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Jeu 17 Sep - 21:37

Dans la quiétude de sa boutique, Augustus eut bientôt besoin de trouver quelque chose a faire. Mais, comme tout le monde à ces moments, il ne trouvait rien. La boutique était impeccable, Shannon était allé poster sa lettre. Du coup, il ne pouvait même pas sortir sous ce prétexte et tenter de se détendre un minimum. Donc, il alla se préparer une boisson chaude, faisant réchauffer en passant celle qu'il avait préparé pour son jeune assistant, et qui serait imbuvable une fois tiède à son retour.

Le patron prit plus de temps pour faire la sienne, sélectionnant quelques herbes supposées le requinquer, chasser les pensées angoissantes l'envahissant depuis quelques jours. Telle plante pour apaiser cette sorte de nostalgie, telle autre pour tel autre souci. Ses pensées depuis quelques temps, étaient tournées vers Zorcha, son ancienne, première et dernière petite amie. Il se ressassait les conditions difficiles de leur rupture, les éclairs qu'avaient lancés ses yeux à la couleur formidable les dernières fois qu'ils s'étaient croisés. Fermant les siens, il soupira fortement, prenant lourdement place à son comptoir face à sa tasse fumante, posée à côté de celle attendant que l'on vienne la boire. Et il eut l'impression de vieillir de plusieurs années à chaque seconde passant dans le silence, pas même chronométré par le 'tic-tac' d'une pendule. Il y en avait bien une, mais le bruit avait été diminué au maximum pour ne pas être entendue, car était insupportable. Et à présent, seuls les chiens pouvaient peut-être l'entendre. Quand quelques uns suivaient leurs maîtres jusque dans la boutique.
Zorcha n'était plus jamais venue dans la boutique. Logique. Mais a de rares moments, souvent à cause de la fatigue, il croyait reconnaître ses pas juste après le tintement de la clochette de la porte. Comme à cette époque. Mais ce n'était pas elle, c'était une autre femme dont la démarche était semblable à la sienne, dont les chaussures heurtaient le sol de la même façon. Mais il ne s'agissait jamais au grand jamais d'elle.
Augustus rouvrit les yeux, prit sa tasse et en but une gorgée, sans en avoir spécialement l'envie ou la motivation. Ces souvenirs ne choisissaient pas le bon moment pour le harceler. De toute manière, ce genre de souvenir choisit toujours le mauvais moment.

Peut-être qu'Angus passerait dans la journée. Cela lui arrivait parfois. Cela changerait probablement, certainement même, les idées d'Augustus. Et s'il ne passait pas, à la limite la visite d'autres clients s'en chargerait. Il fallait juste espérer qu'ils ne seraient pas aussi pénibles que celui qui avait inauguré leur journée.
Encore que. Aujourd'hui en y repensant, s'était déroulé un véritable miracle, puisqu'il avait acheté quelque chose. Avant de débourser ses quelques gallions, il avait bien sur bien pris plaisir à causer davantage de stress à son assistant, mais tout de même, il avait bel et bien déboursé pour la première fois, de l'argent dans sa boutique. Et il sembla à Augustus que le fait que Shannon ait satisfait la moindre de ses exigences y était pour beaucoup. Non que le patron ait eu tendance à s'énerver contre le vieil homme, cela jamais, il en allait de sa réputation. Mais il se montrait suffisamment ferme pour que l'on comprenne qu'il ne fallait pas abuser de son temps. Ils avaient pris le temps de chercher, à l'étage, et finalement, cela avait payé ses fruits. Il ne regrettait pas d'avoir engagé Shannon.

Le thé avait un gout légèrement acide, mais de façon agréable. Il en savoura les premières gorgées, avant de reposer la tasse, de monter jeter un oeil à ses ouvrages. Non par méfiance par rapport au fait qu'ils auraient été mal rangés, mais juste pour admirer les couvertures reliées avec talent. Des couvertures qui avaient passées les siècles sans trop de domages (mais qui n'étaient pas pour autant indemnes).
Bref.
N'ayant décidément plus rien d'autre a faire, il redescendit, et exactement au moment ou il s'installait derrière le comptoir, Shannon poussait la porte de la boutique, ayant posté sa lettre. Son front luisait très légèrement, de cette fine couche de sueur que peut provoquer la marche.
Comme s'il attendait la suite de ses travaux, il se planta devant le comptoir.


-Puisqu'il n'y a personne, vous pouvez vous détendre, prenez donc cette tasse, c'est une infusion.

Avec un sourire, Augustus approcha la tasse encore chaude du bord du comptoire, pour la rendre plus accessible. Puis, il prit place sur le tabouret derrière lui.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Sam 10 Oct - 23:12

Il avait marché rapidement, plus rapidement qu’il ne l’avait crue, fixant le sol, évitant ainsi pudiquement les regards sans buts qu’il aurait pue capter si son attitude avait été différente. Il slalomait sans réellement savoir ce qu’il cherchait à éviter, sans jamais ralentir, le long de cette rue dallée, extraordinairement bondée pour l’heure. Pourtant ils devraient tous être au travail, à croire que personne ne travaille dans cette ville de fou. Totalement perdu dans ses pensées inutiles, les yeux toujours trop bas, Shannon rata l’entrée du magasin, continuant tout droit. Au bout de quelques mètres supplémentaires, il regarda légèrement sur le coté, à savoir le pieds de la porte. Ne reconnaissant pas celle du lieu où il avait l’habitude de se rendre pour travailler, il se stoppa, légèrement paniqué, le souffle plus rapide. Son regard anxieux remonta petit à petit jusqu’à la poignée, puis sur le mur adjacent. Toujours pas de traces de la librairie. Il resta figé quelques instants, avant de machinalement refaire machine arrière, rentrant sans le vouloir dans un vieux monsieur, qui leva sa canne en signe de reproches. Shannon rentra machinalement sa tête entre ses épaules, de peur de recevoir un coup. Puis il s’enfuis, courant presque, jusqu’à s’engouffrer machinalement dans la librairie, retrouvée comme par magie au bon moment. Il se retrouva nez a nez avec Augustus, qui descendait visiblement les escaliers menant à l’étage supérieur. Shannon resta planté devant la porte, alors que celle-ci se referma en faisant tinter la cloche. Il tira par habitude sur le bas de sa chemise pour la remettre en place. Pour se rendre présentable après cette course inattendue. Il comptait rester planter là jusqu’à ce qu’une nouvelle injonction ne lui soit décernée.

Alors, comme si il avait sus lire dans ses pensées, Augustus, une fois de retour derrière son comptoir, s’adressa a lui. Shannon détourna le regard, honteux d'avoir ainsi douté de la nature du breuvage proposé. Pourtant in continua bêtement de le fixer, regardant danser dans l'air plutôt froid la douce fumée transparente et chargée d'odeur. Il était comme subjugué par cette danse, sorte de présence divine dans une pièce au combien trop humaine... En la regardant ainsi se créer et disparaitre tout aussi rapidement, il arrivait enfin à se détacher de sa propre enveloppe charnelle, oubliant ses extrémités tremblantes, cette présente pesante qu'était son corps dans cet environnement qui lui semblait si hostile. Pourtant, une nouvelle fois, Augustus prit soin de briser son enchantement, poussant légèrement la tasse vers l'avant du comptoir, la faisant ainsi sortir du champ de vision fixe du jeune employé. Sans même recentrer son regard, se sentant légèrement rougir face à ces quelques minutes d'égarement, Shannon entoura la tasse de ses petites mains, et la souleva quelque peu du comptoir, pendant que son patron, visiblement satisfait, prenait place sur un tabouret. Une nouvelle situation venait de s'offrir à lui. Avec de nouvelles complications bien entendu. Il avait à présent les mains prises, et aucune idée de l'endroit où il pouvait décemment se placer pour déguster tranquillement cet ultime breuvage divin. Il lança rapidement un regard circulaire tout autour de la pièce. Mais le tabouret du comptoir était prit par le patron, et un simple employé ne pouvait certainement pas se laisser aller tout auprès de lui. Non, si il devait prendre quelques minutes de pauses paresseuses, il devait les prendre caché, question de bon sens.

Alors, se décidant enfin, il fit le choix de tourner le dos à Augustus. Devant lui, des étagères. Quoi de plus normal. Oui mais voila, les étagères étaient couvertes de livres, tous plus ou moins rares et plus ou moins précieux, et dans ses mains à lui, un liquide, en grande partie constitué d'eau, ennemie le plus connu du papier, au même titre que le feu. Voyant la catastrophe venir gros comme une maison, Shannon se mordit la lèvre, se sentant soudainement comme un pachyderme enfermé malgré lui dans un magasin de porcelaine. Où aller? Oui, où aller pour limiter le drame? Il y avait bien une autre table sur le second étage, une table où il pourrait posé avec moins de risque sa tasse, l'éloignant ainsi de ses mains tremblantes. Mais pour cela, il allait devoir gravir l'escalier. L'escalier et ses marches branlantes, irrégulières, en colimaçon. Il déglutit bruyamment, prenant soudainement conscience de son immobilité et du regard de son employeur, très certainement fiché dans son dos depuis plusieurs minutes. Si il avait été seul dans la pièce, Shannon se serrait empressé de boire cul sec cette maudite tasse, ici même, planté au milieu de la pièce, le regard figé sur la porte. Mais non, cette tasse lui avait été offerte par Augustus, il devait donc lui faire honneur... Loin de lui néanmoins... Quelle étrange contradiction... Il prit alors son peu de courage a deux mains, et entama son ascension périlleuse de l'escalier. Pas après pas, les yeux fixés sur la boisson qui oscillait dangereusement près des bords de la tasse, il gravit, avec tant de précaution que la scène devait en avoir un air burlesque. Sa mère le lui répétait souvent, mieux valait être trop prudent que pas assez. Et Shannon le sentait au fond de lui, si un accident arrivait, il pouvait très bien perdre son travail.

Perdu dans ses sombres pensées, il ne se rendit pas compte qu'il avait déjà fini de grimper les marches et qu'à présent, ses pieds tournaient dans le vide, tâtonnant bêtement a la recherche d'une marche imaginaire. Dieu que les choses peuvent être plus simple sans toutes les nuisances qui parasitent constamment l'intérieur de son cerveau. Shannon soupira profondément, et se précipité pour poser la tasse sur la table. Il attendit quelques secondes, mais aucune vapeur ne s'en échappa cette fois ci. Il avait du prendre encore plus de temps qu'il ne l'avait d'abord cru pour attendre cet étage. Il tira délicatement la chaise et prit place, portant enfin l'infusion a sa bouche. Il fit glisser le liquide non caféiné le long de son œsophage, sentant sa tiédeur moite l'envahir. Mais rien de plus. Pas même une agréable sensation. Bien qu'étant résidant de Londres, il n'était vraiment pas accro au thé et aux autres infusions, brisant ainsi le mythe habituel. Mais il était hors de question que quelqu'un l'apprenne. Pas question de se différencier de la masse. Non pas question en effet de se faire remarquer d'une quelconque raison que se soit. Il buvait ce qu'on lui servait, sans remarques d'aucune sorte. Il se devait d'être aussi transparent que le vent. Pourtant il se mis doucement à somnoler devant sa table, les mains sous le menton, ses deux grands yeux fixés sur un coin de la mezzanine, dans le vide sans doute. Ce fut le son de la clochette fixée au dessus de la porte qui le tira de sa douce torpeur.


Dernière édition par Shannon E. M. Kaiser le Lun 21 Déc - 21:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Dim 7 Fév - 21:17

La tasse passa bientôt du comptoir aux mains de Shannon. Puis le jeune homme sembla réfléchir. Ou plutôt, angoisser au sujet de ses pensées. Le patron observa quelques secondes son employé, pis s'intéressa à sa propre tasse, histoire de le mettre à l'aise, de lui faire comprendre qu'il pouvait en faire autant. Buvant donc quelques gorgées, Augustus suivit des yeux la curieuse évolution de Shannon, en direction du comptoir. Sa tasse légèrement fumante entre les mains, il fixa le comptoir ou un autre point dans ces environs, puis ses yeux rapides firent le tour de la pièce, comme s'il cherchait quelque chose. Un silence mettant mal a l'aise s'installa. Puis, avant qu'Augustus ne puisse ouvrir la bouche pour demander s'il y avait le moindre problème, l'assistant fit volte-face et alla en direction des marches. Shannon disparut lentement, grimpant avec une précaution toute maladive. Il préférait visiblement boire son thé seul, à l'étage.
*peut-être que je devrais arrêter d'essayer de mettre les gens à l'aise, ça doit leur faire peur.*
Légèrement plus morose, Augustus termina sa tasse avant de la faire disparaître d'un geste de la baguette. Puis, il se leva et alla dans l'arrière boutique, fermant la porte et activant un sort lui permettant de voir et entendre ce qui se passerait à l'intérieur de sa boutique sans être vu ou entendu. Dans un nouveau mouvement de baguette, il fit s'élever puis se décaler une lourde armoire servant à dissimuler ... un pan de mur parfaitement banal. Oui mais non. Dans un autre geste, celui-ci plus délicat, il effleura le dit mur de haut en bas, puis d'un côté vers l'autre, avec précision, connaissant par coeur le nombre de centimètres invisibles à tracer. Une fois ceci fait, une ligne d'un blanc vif se dessina, très fine, le long de la peinture grise, et une porte d'environ la taille d'une lucarne apparut au bout de quelques secondes. Augustus observa l'entrée de la boutique a travers la porte de l'arrière-salle, voyant que Shannon était toujours à l'étage, et que personne ne s'apprêtait à entrer, il glissa l'extrémité de sa baguette dans la serrure, comme une clé. D'ailleurs c'était ce qu'était la baguette du Silverhate, elle était la seule a pouvoir ouvrir cette armoire incorporée, la seule a pouvoir surtout la rendre visible. Il n'avait donc pas intérêt à la perdre ou a la casser.

Après avoir rangé sa baguette, Augustus ouvrit la porte et examina le contenu, des sachets de toiles de tailles et de couleurs différentes. Ils étaient disposés sur les rangées, assez peu nombreux, et contenait ce qu'il ne vendrait jamais, voyons jamais ! ce serait tellement immoral de vendre des ingrédients et objets illégaux ! Augustus ne pouvait s'empêcher de vérifier qu'ils étaient bien tous la. Personne ne pouvait entrer a part lui, personne ne connaissait le geste a faire ni rien, mais il devait tout de même, au moins une fois dans la semaine, ouvrir la cachette, compter les sacs et vérifier le contenu de certains. Il s'était déjà fait la remarque : s'il continuait ainsi, cette cachette n'en serait plus une pour personne. Bien sur, Shannon n'avait jamais rien remarqué, et il avait toujours su se montrer très rapide pour tout refermer en cas d'imprévu.
Bref, une fois son inquiétude routinière numéro 1 quelque peu calmée, Augustus prit l'un des sacs, et écarta l'un des cordons, concentré.
Dans la boutique, on n'entendait parfaitement rien. Sauf que...

Sur le trottoir d'en face, deux Moldus de moins de vingt ans s'arrêtèrent. Leur attention - ils s'ennuyaient particulièrement - se porta sur la petite boutique d'en face. Elle avait l'air fermée, mais en fait, en regardant bien, on voyait que c'était ouvert.


"A ton avis y vendent quoi la dedans !"

Son copain haussa les épaules, puis ils traversèrent la route pour examiner la vitrine.

"C'est quoi cette merde !"

Son comparse lui proposa quelque chose a voix basse.

"Trop bonne idée ! T'es trop une tête toi !"
"Ben ouais qu'est-tu crois !"


Bref. Augustus n'entendit aucune de ces paroles, mais porta son attention sur la porte au moment où ces deux jeunes hommes pour le moins inattendus entrèrent. Une brusque montée de panique le prit.

Ding !

La cloche, de mauvais augure, tinta. Vêtus de jeans et de baskets, les deux Moldus entrèrent. C'était des gamins, du genre de ceux qui vous lancent une cannette de bière au visage parce que vous portez une robe de sorcier. Augustus, à une vitesse qui le surprit lui-même, rangea ses affaires, verrouilla le tout, remit le gros meuble a sa place, puis il sortit de l'arrière boutique au moment ou l'un, le plus petit des deux, éclatait de rire en montrant quelque chose sur l'une des étagères.


-C'est qui cette ...!
-Bonjour messieurs. Je peux vous aider, peut-être ?


Augustus prit un ton aimable pour poser la question, faisant son travail. Aucune réponse ne vint. Les deux adolescents lui jetèrent un regard puis pouffèrent d'un rire grossier et douloureux pour l'égo. Le patron, qui n'en avait strictement rien a faire, se contenta d'aller vers son comptoir, sans les lâcher une seconde des yeux. Pourtant, malgré sa surveillance, il ne put éviter ce qui se produisit :

-Ouais Mike regarde ce truc comment c'est moche !
-J'suis trop loin envoie !


Avant qu'Augustus ait la capacité de protester, le bocal de verre traversa la boutique. Le Mike en question, bien entendu, était trop loin, trop lent et trop déconcentré pour rattraper quoi que ce soit, et un son de verre brisé retentit.

-Voila qui est... pour le....
-MERDE T'ES TROP DEBILE TU L'A PETE !


Le cri interrompit Augustus. Et ce n'était même pas un cri de colère, il riait, aux éclats, comme si cela avait quelque chose de drôle. *Tu vas voir quand tu va devoir payer, tu va pleurer.* Il inspira profondément.

-C'est fort regrettable. Maintenant vous allez devoir rembourser cela, et je vous demanderais ensuite de sortir, s'il vous plait.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mer 10 Fév - 13:30

Quelques minutes étaient passées depuis que Shannon avait fini son breuvage. Toujours planté au milieu de la mezzanine, faisant presque corps avec les poutres laissés à vus, il attendait, ne sachant pas trop à quel moment il serait plus convenable de redescendre après cette permission de pose donnée par son chef. Si il se mordait la lèvre inférieur à plusieurs reprises en s’arrachant de petits bouts de peau, ce n’était pas tant par stress, mais plutôt dans le but à peine dissimuler de stopper sa propre respiration. Ses longues inspirations saccadées l’empêchaient d’entendre convenablement les bruits du magasin. Pourtant rien. Aucun son ne semblait provenir d’Augustus. Peut être avait il quitté la pièce. Rien n’était moins sur. Pourtant Shannon était déterminé à camper sur ses positions tant qu’il n’avait pas acquis avec certitude la position de son employer. De plus aller se pencher au dessus de la balustrade dans le but de vérifier lui semblait totalement hors de propos et infantile. C’était là une réaction bien loin de l’image qu’il souhaitait donner. Dans l’attente d’une décision, où peut être d’un tremblement de terre, Shannon se mis à doucement tanguer, d’un pied à l’autre, le regard fixé sur la grande fenêtre, sur la rue froide ou quelques rares promeneurs moldus passaient de temps en temps.

Des moldus… la ville en était pleine. Quoi de plus normal pour la capitale du pays. Et pourtant… Pourtant le magasin était intercalé entre un fleuriste et une supérette… De quoi attirer fortement l’attention de n’importe qui. Ça en devenait même presque étonnant : comment se faisait il que si peu de personnes ne soient entrés par curiosité, jeter un œil amusé sur tous ces vieux ouvrages ayant pour sujet des canulars tels que la réincarnation… ou la magie. Pourtant non, jusqu’à présent, jamais les deux hommes n’avaient eu à s’expliquer sur leur raison d’être. Peut être la devanture était elle suffisamment lugubre pour ne pas attirer l’œil des passants. En y réfléchissant bien, personne ne rentrait jamais dans la boutique au hasard. On ne voyait que des clients fidèles ou des sorciers recherchant un article précis que l’on ne trouvait pas ailleurs. Oui, on ne pouvait pas réellement dire que la boutique survivait au temps grâce à sa popularité. Quoi que certain jours, les rayonnages ne désemplissaient pas. Shannon ne s’en rendait pas bien compte encore mais la clientèle d’Augustus avait quelque chose de spéciale, il y avait quelque chose d’autre qui les attirait dans le magasin, qui leur faisait serrer la main d’Augustus avec autant de respect. Mais ce n’était pas les affaires de Shannon, alors il décida de faire mine de ne rien voir, ce qui impliquait, pour quelqu’un de sa constitution, qu’il fini par ne réellement plus rien voir.

La situation géographique du magasin poussait tout de même les deux hommes a prendre certaines précaution. Bien que de lourds rideaux barrent la grande majorité des fenêtres, il était hors de question d’utiliser la magie. L’un des très nombreux voisins d’en face pourraient très bien être occupé à fumer une cigarette dans l’immeuble d’en face, si près qu’il pourrait, malgré son regard dans le vague, apercevoir la lueur surnaturelle. Les gens de ce quartier tranquille on plutôt l’habitude d’appeler la police à vitesse grand V. Ce n’était pas un risque à courir. Après tout, c’était même peut être pour cela que Shannon avait été engagé. Lui qui venait d’un village reculé d’Irlande, un village moldu. Lui qui n’utilisait jamais la magie, trop habitué a se comporter comme un être humain dénoué de tallent. Lui qui d’apparence était si commun, ne portant pas de robe de sorcier, pas de tatouage… Lui qui avait le teint si pale qu’il pouvait presque devenir transparent. Et s’était même le but qu’il s’était fixé, devenir transparent. Oui, ces qualificatifs avaient dues jouer en sa faveur lors de son embauche. Et ils devaient toujours jouer pour lui aujourd’hui, à un tel point qu’Augustus ne sortait plus de l’enceinte de son magasin, l’envoyant toujours lui en mission, porter des lettres, des paquets, à mettre dans des boites lointaines ou à remettre en main propre à des gens d’aspect étrange. Oui, Augustus devait tout à fait avoir confiance en ce sorcier quasi moldu qu’il avait embauché. Sinon pourquoi lui donner toutes ses missions ?

Bien sur le jeune homme était assez loin de la vérité, tout en l’effleurant du doigt. Jamais il ne pourrait imaginer le contexte actuel, ni son implication active dans de sombres affaires. Et c’était peut être mieux ainsi. La vie normale était déjà un lourd poids pour sa faible constitution mentale. Quelque chose d’humide et de légèrement chaud lui coulait sur le menton. Il eu un sursaut exagéré, et s’essayé vivement du dos de la main. Du sang, rouge sombre. Il fit rapidement le tour de la pièce avec les yeux, persuader que ça pouvait provenir de là. Il inspecta même le plafond avant de se rendre compte de la légère douleur qui émanait de ses lèvres. Il passa un rapide coup de langue et y retrouva le gout légèrement métallique si caractéristique du sang. Ses introspections mentales l’avaient conduit trop loin dans l’inconscience, à un tel point qu’il était parvenu à s’arracher un morceau de peau tellement grand qu’il s’en était mis à saigner abondamment. Faisant un nouveau tour de la pièce avec ses yeux, pour vérifier, et en s’essayant à intervalle régulier le menton du même dos de sa main, Shannon cherchait un moyen de dissimuler sa blessure. Pas tant pour lui que pour les ouvrages et le parquet ancien. Il ne devait pas salir quoi que se soit. Ne sachant que faire d’autre, il s’avança avec honte vers le gros rideau qui se trouvait devant lui, barrant une partie de la fenêtre.

Après avoir vérifié longuement au dessus de ses deux épaules qu’il était bien seul, il avança une main tremblante vers la fenêtre, et écarta légèrement le rideau, de manière à présenter devant lui la partie « dorsale » de l’objet, celle qui n’était pas visible au premier coup d’œil. Il l’approcha de son visage, et fit une nouvelle inspection du périmètre, sans prendre la peine de respirer. Il n’avait pas d’autre choix, et pourtant la culpabilité de l’acte qu’il n’avait pas encore commis lui entravait déjà la gorge, mettant le désordre dans son estomac. Il prit une grande inspiration salvatrice, bien que difficile, et fini son mouvement, collant sa lèvre en sang au tissu rugueux. Plus question de faire machine arrière, il avait très probablement déjà taché le tissu. Ça piquait, plus que l’écorchure ne l’avait déjà fait. Et déjà il regrettait son choix qui, il en était sur, allait lui attirer bien des ennuis. Pourtant quelque chose au dehors attira son regard, dans le petit espace de vitre qu’il avait provoqué en dégagent le rideau. Deux silhouettes avançaient lentement, capuche sur la tête, jean et baquettes. Jusque là rien d’anormal. Pourtant Shannon sentit comme un malaise monter en lui. Oui, ce genre d’individus lui avait déjà posés des problèmes, il s’était déjà fait dérober un certain nombre d’objets, notamment ses clés, par ce type d’individus. Ils marchaient avec raideur, en tanguant au gré de leur pas, s’agitant avec colère dans leur propres propos.

Ils s’arrêtèrent en face du magasin, sur le trottoir d’en face. Sans s’en rendre compte Shannon avait mis un genou à terre, ne laissant dépasser que ses yeux de la bordure de la fenêtre, pour être sur de ne pas être vu, oubliant totalement son histoire de lèvre et de rideaux. Il aperçut les deux visages à l’ombre des capuches et fut presque soulagé de voir que ce n’était pas les deux mêmes individus qui avaient pris l’habitude de le percuter dès qu’il passait dans leur quartier pour faire ses courses. Ces deux là étaient bien plus jeunes, rasés de près, barbe comme cheveux, et semblaient à la fois colériques et amusés. Drôle d’expression faciale. Shannon ne respirait plus, n’attendant qu’une chose, que ces deux passants inquiétant faces demi tour. Il n’y avait toujours aucun bruit dans le magasin, peut être même qu’Augustus était partit. A ce moment là il serait obligé de les gérer seul, et il savait qu’il n’en serait pas capable. La seule fois de sa vie où il avait tenté de prendre soin de lui-même, de se protéger… ça s’était assez mal fini. Il ne voulait plus revoir le sang coulé, celui des autres. Il voulait oublier ses images, et la force incroyable qu’il possédait, mais qu’il ne contrôlait pourtant pas. Toujours dans l’optique de se rendre invisible, il plia plus les genoux et mis ses bras a terre. Finalement, personne n’était jamais entré par hasard dans le magasin… Aucun moldu n’y était jamais rentré… Cela pouvait tout aussi bien continuer.

A trop vouloir se cacher, Shannon fini par les perdre de vu. Il se répétait mentalement ses deux premières conclusions. Jamais un moldu n’était encore entré, jamais personne n’y venait par hasard. Tout cela allait continuer.


Ding !

Décidément, le destin était d’un autre avis. Des éclats de vois éclatèrent dans le magasin, des voies graves, comme entravés par une substance molle au niveau du diaphragme. Avant même que Shannon ai eu le temps de sursauter, la voie d’Augustus résonna dans la pièce, posée, lente, comme a son habitude. Le jeune homme se sentit soudainement lâche, caché à même le sol dans la mezzanine laissant son employeur gérer seul une situation que ne pouvait être que délicate. Pourtant, sans réellement savoir pourquoi, il était persuadé que sa simple présence pouvait envenimer toute l’affaire. Il se mit donc à ramper plus près de la rambarde, de manière à pouvoir tout de même observer la scène.
Les deux adolescents étaient toujours devant la porte, au niveau des premières étagères, face à Augustus. Ils ne lui répondirent pas, pouffant d’un rire grave et trainant, l’un de ceux qu’avait trop souvent entendu le jeune homme dans son village natale, un de ceux qui avaient l’étrange pouvoir de vous séparer instantanément des autres êtres vivants, de vous faire vous sentir instantanément inférieur aux autres. Les muscles de Shannon se raidir, comme par réflexe, attendant l’insulte, les coups, peu importe, l’humiliation. Pourtant ce n’était pas à lui qu’étaient destinés, mais à Augustus qui était parvenu à rester, du moins en apparence, totalement impassible.

Face à l’absence totale de réponse, il fini par tourner les tallons sous le regard horrifié de Shannon. Comment pouvait il avoir assez confiance pour les laisser seul, ne serait ce que deux secondes. Il y eu un bruit de chaise plus que caractéristique, Augustus avait due s’installer derrière son bureau. Il n’avait donc pas totalement abandonné son lieu de travail aux envahisseurs moldus. Le jeune homme s’envoya une claque. Comment osait-il parler ainsi ? Lui-même était plus ou moins moldu. Il était tout à fait inconvenant de condamner ces deux ados sans même leur laisser le bénéfice du doute. C’était l’un des principes fondamentaux de la loi française, et Shannon respectait les français. Enfin, il les respectait tout autant qu’il respectait chaque autre peuple de chaque pays. Il décida enfin de se lever. Mais il entreprit de le faire en gardant les yeux rivés sur la scène. Il ne voulait pas déserter son poste *lui*. Il y avait quelque chose d’assez dérangeant dans leur manière de parler, cette drôle de voie embuée si agressive, sur ces visages durs pourtant juvéniles… Un cocktail effrayant presque explosif. Ils déambulaient dans les rayons, chacun d’un coté du magasin, tout e continuant de se parler, ou plus précisément de hurler l’un à l’attention de l’autre, sans même respecter un tant soit peu les autres membres de leur entourage. Shannon prit place sur la plus haute marche. Rien ne valait de quitter tout de suite son magnifique poste d’observation.

Le premier, en capuche bleu ciel à rayures marron, saisit brusquement un bocal qui se tenait devant lui. Le jeune employé eu un sursaut. Il savait très exactement ce que contenait ce pot, étant donné qu’il l’avait lui-même placé là quelques heures plus tôt. Une merveille. Un des seuls spécimens de Doxit violette vernis et conservé mis à la disposition d’une vente privée. Les rares autres devaient être alignées sur une étagère poussiéreuse d’une riche bibliothèque du moyen orient… Bien évidemment, l’adolescent ne prit pas conscience de la beauté de la chose qu’il était en train d’observer, à travers ses yeux cela devait plutôt ressembler à ces tristes gnomes en plastiques avec une touffe de cheveux synthétique de couleur flashy. Il fallait avouer qu’à travers le liquide de conservation, un œil non avisé avait vite fait de faire la confusion. Il appela son compare, celui caché derrière un autre rayonnage, avec un pull de coton rouge et lui montrât le pot. L’autre ne tourna même pas la tête prétextant qu’il était trop loin. Shannon y vit un profond manque de respect et se demanda en mordillant sa lèvre douloureuse dont la plaie avait été colmatée avec du sang séché quelle honte il ressentirait si jamais un jour il avait une telle progéniture..

Il n’eut pas le temps de se le demander plus longtemps. Un bruit de verre brisé le réveilla. Ce petit idiot avant lancé le bocal par-dessus l’étagère, sans même en avertir son ami. Le liquide de conservation était répandu au sol. Mais la Doxit était introuvable, il n’y avait plus que des éclats de verre. Augustus s’était planté devant eux, et quémandait réparation. Shannon s’était levé, et comptait enfin descendre…


-Mais M’sieur, c’pas nous ! nous on a rien fait ! c’est tombé tout seul !

Shannon n’écouta pas la réponse d’Augustus, trop désemparé par ce qui était en train de voler au dessus de leurs têtes… Voila pourquoi cette espèce de Doxit était si rare et si recherchée. L’immortalité… Elle était capable de se régénéré à l’infinie. A présent elle voletait, raidie par la cire et abimée par son « hibernation », juste au dessus de leur tête. Il se mit a essayé d’attirer l’attention de la petite fée en faisant de grands moulinets des bras, mais rien n’y faisait, elle continuait son ascension… D’ici quelques secondes, elle serait au niveau des yeux des deux jeunes moldus. Et là la situation serait irrécupérable… Adieu la tranquillité toute relative du magasin. Adieu son emploi sans doute. Peut être même le bucher serait il remit au gout du jour pour eux… Prit soudainement de panique, Shannon ôta sa chaussure gauche, et la lança de toutes ses forces vers la fée.

-Oh c’bâtard, qui c’est qui nous envoie sa godasse à la gueule ?!

Vraisemblablement, Shannon avait raté de peu sa cible. Mais le point positif était qu’il avait fait fuir la Doxit. Le jeune a capuche rouge, Mike, se mis face à l’escalier en colimaçon, et lança un regard noir en sa direction. Un regard qui ne pouvait dire qu’une seule chose, une chose que Shannon parvint parfaitement à imaginer en quelques battements de signes. Il allait monter, il allait le poursuivre, et le rouer sauvagement de coups. Shannon allait perdre cette bataille, comme il avait déjà perdu toutes les autres. Comme il avait déjà perdu sa vie en quelque sorte. Ses muscles se contractèrent encore un peu plus, son regard se noircit malgré lui. Il en avait assez, assez de toujours laisser tomber, de ne jamais faire de vagues. Il en avait assez, et se sentait peu à peu lâcher prise, comme la dernière fois, cette fois qui s’était fini en bain de sang… Il sentit malgré lui sa main se refermer sur sa poche arrière, celle qui contenait son semblant de baguette magique. Déjà Mike montait les marches, il entendait sa respiration, telle celle d’un taureau. Il ne pouvait plus arrêter la machine, il avait fait un mauvais choix, avait prit une mauvaise direction et se retrouvait à présent coincé dans une situation qui allait lui perdre. Sans ne plus se soucier de rien, il brandit sa baguette. Un rire grave le fit sursauter.

-Tu comptes m’faire quoi avec ta brindille ? T’as rien trouvé de mieux l’bâtard ? D’abord une chaussure, et maintenant ça, t’es quoi ? Un putain de merdeux ?

Les muscles de Shannon se contractèrent une nouvelle fois, sa vision se brouilla.
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Ven 26 Fév - 22:54

-Mais M’sieur, c’pas nous ! nous on a rien fait ! c’est tombé tout seul !
-Comment ça c'est tombé tout seul ? Je vous ai vu le jeter !


Augustus, finalement, ne pourrait pas garder son calme bien longtemps. Pas avec ce type de personnes. Il haussa très légèrement le ton sur ces mots, faisant un pas vers les débris de verre, scrutant du regard le sol, se demandant où pouvait avoir atterri la doxy. Elle allait bientôt reprendre ses esprits, se débarrasser de la cire l'entravant, et en tant que l'une des créatures les plus chiantes du monde des sorciers, allait mettre le bazar dans la boutique, être vue par des Moldus, faire des misères à ces même Moldus, ainsi qu'à lui-même, et à Shannon. D'ailleurs, Augustus s'étonna que ce dernier ne soit pas encore descendu. Quoi que, cette situation ne pourrait qu'aggraver son angoisse. Ces deux jeunes devaient être du type de ceux qui ressentent l'angoisse et s'en jouent, et Augustus n'avait pas envie d'avoir à la fin de cette épreuve, un employé brisé. Mais avant qu'il ait pu se dire que finalement, il valait mieux que le jeune assistant reste à l'abri, son sang se figea dans ses veines, son souffle se bloqua dans ses poumons, comme si une armée de Détraqueurs avaient débarqué dans la boutique. La doxy. Elle était là, flottant au-dessus des deux Moldus qui, à sa réponse, avaient juste ri de nouveau. L'un d'eux envoya un coup de pied dans les débris de verre, les envoyant vers Augustus, sous les ricanements bêtes de son comparse. Pendant ce temps, la doxy effectuait sa lente descente.

Et puis, très soudainement, un projectile de couleur sombre jaillit. Augustus commença par reculer, sursautant en même temps, avant de reconnaître en le projectile une chaussure. Une chaussure provenant de l'escalier en colimaçon. Une chaussure qui, en plus de heurte le gamin qui portait une capuche rouge, avait fait détaler la doxy, qui était à présent hors de vue. D'un coup, Augustus put respirer de nouveau. Capuche rouge jura, demandant des explications. Après tout, il n'avait pas vu qu'ils n'étaient pas seuls avec la patron dans la boutique. Il se retourna, puis avança vers les marches, se stoppant juste devant la première. Augustus ne pouvait plus voir son visage, mais imaginait le regard de caïd menaçant qu'il devait adresser à Shannon, qui au grand étonnement de son employeur, ne paniqua pas. Il ne respira pas par saccades avant de fuir. Son regard se durcit même. Les petits cheveux, sur le bas de la nuque d'Augustus, se dressèrent. C'était une vision inédite !
Mike monta les première marches, lentement. Un peu comme un bourreau qui approche de sa proie. Ce fut au tour d'Augustus d'angoisser. La main de Shannon était vers sa baguette magique, l'autre approchait, et lui-même était là, planté comme un idiot, à côté du deuxième Moldu, a le regarder faire...


"Tu comptes m’faire quoi avec ta brindille ? T’as rien trouvé de mieux l’bâtard ? D’abord une chaussure, et maintenant ça, t’es quoi ? Un putain de merdeux ?"

Shannon venait de brandir sa baguette. L'autre avait émit un rire rauque, cessant quelques secondes sa marche.

-Oh Mike attend moi ! On va le démonter ce débile !

Et là, le jeune homme bouscula brutalement Augustus - bien que ceci ne soit pas particulièrement nécessaire - puis il rejoignit son copain, qui montait déjà les marches, en direction du jeune assistant qui ne bougeait pas, toujours pas.

-Hé !
Le cri d'Augustus les stoppa.
-Quoi ? Qu'est-cq'tveux ? Toi aussi tu veux te faire démonter ?

Augustus ne comprit pas la moitié de ce qui sortit de sa bouche à l'étrangement fleuri vocabulaire, mais quelque chose, l'instinct de survie sans doute, le poussa à sortir lui aussi sa baguette.

-Lui aussi il a une brindille pourrie ! regarde ça Jake !

Ce qui se produisit alors, ne dura qu'un instant. Un misérable battement de paupière. En un misérable battement de paupière, donc, le dénommé Jake fit volte-face en direction d'Augustus, tendis que son copain atteignait Shannon. Le patron, occupé à anticiper sa propre défense, ne put entendre que des bribes de ce qui se passait en haut des marches. En même temps, Jake le crétin, à présent en train d'envahir son espace privé, levait un poing menaçant en direction du visage de sa presque future victime, qui leva sa baguette d'un geste rapide. Puis l'adolescent s'immobilisa. Ecarquilla les yeux avant d'ouvrir la bouche:

-C'est quoi ce....

Puis un silence extrêmement apaisant survint, et pour cause. *oh non...* La doxy voletait devant son visage figé dans la même expression bête. Elle l'avait paralysé, et avait apparemment fait de même avec l'autre, puisqu'Augustus n'entendait aucun bruit de lute. Il appela son assistant, espérant que lui-même était encore maître de son corps. Levant à nouveau sa baguette, il la pointa vers la petite créature, tentant de la viser. Celle-ci, après un petit son strident, s'éloigna a toute vitesse de lui, qui s'en désintéressa lorsqu'il finit par trouver inquiétant le silence de Shannon. Il approcha des marches, qu'il commença à monter, comprenant enfin. La doxy l'avait paralysé lui aussi. Ah, non. En fait, le jeune assistant était juste dans une situation fort désagréable : Sa chemise était fermement tenue dans une main crispée de Mike, qui était aussi immobile qu'une statue de cier, l'autre poing du jeune homme dirigé vers le ventre de son prisonnier.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Sam 27 Fév - 20:05

Plus le danger était proche, plus Shannon sentait monter en lui une étrange sensation. De la colère, une colère noire, profonde, comme jamais jusque lors il n'en avait ressentit. Ses muscles se contractaient, il sentait de la chaleur se dégager de chacun d'entre eux, surmontée de petits picotements caractéristiques. Il se refermait, à chaque sens du terme. Sa vision devenait de plus en plus floue, les sons ne parvenaient que faiblement à la partie consciente de son cerveau, qui petit à petit semblait vouloir sombrer dans l'inconscience. C'était une sensation étrange, de finalement se décrocher de la réalité alors qu'autour de soit, un danger semblait se profiler. Mais à vrai dire, Shannon en avait bien conscience, le danger le plus immédiat ne venait pas de ce petit con de moldu, décidé à laver son honneur bafoué par une chaussure en faisant preuve de violence. Non, Shannon savait à présent que le plus gros danger qu'il courrait, était celui qui venait de lui même. Si il laissait son inconscient s'éteindre ainsi, il passerait automatiquement de statut de victime à celui de bourreau. Comme le fois précédente. A trop vouloir s'entraver et se fondre dans le moule, il avait fini par perde la maîtrise de sa force. Une fois la bête lâché, il ne pouvait plus rien y faire. Il serait lui même absent de son propre corps. Et à l'image de sa réaction il y a quelques années, il ne saurait pas s'arrêter au bon moment. Et ses mains se recouvreraient de nouveau de sang. Au sens métaphorique, mais quand même, même si l'acte n'était pas direct, il n'en restait pas moins coupable. Le statu de victime était beaucoup plus facile à porter. Shannon avait l'habitude d'être vu comme un être fragile, craintif. Et c'était même beaucoup plus facile pour lui de se faire oublier avec ces qualificatifs. Il n'y avait pas de messes basses, pas de regards intrigués. Juste quelques petites vagues de compassion qui étaient relativement simple d'éviter. Mais si il passait en agresseur, il ne pourrait plus se cacher, il devrait répondre de ses actes...

le stress que provoquait cette idée relié à la chaleur que dégageait à présent tout son corps fini par faire monter une légère pellicule de sueur sur son visage, et sa vue se brouilla totalement. Il se détacha totalement du danger que représentait les poings levés de cet être étrange en survêtement, il se détacha également d'Augustus, resté en bas. Il ne vit pas ce qui se passa ensuite. Il ne vit pas Augustus sortir à son tour sa baguette, il ne vit pas le deuxième jeune rebrousser chemin pour lui faire face. Il ne vit pas non plus la minuscule doxy noire avoir un sourire béat, ce qui généralement, n'indiquait rien de bon. Et tout se figea, sans pour autant que Shannon ne s'en rende compte. Il était toujours perdu dans son intériorité, à combattre ces souvenirs, ou plutôt, à confronter ses souvenirs à cette puissante bouffée de violence aux airs de vengeance qui petit à petit finissait par prendre tout l'espace libre à disposition. Un visage lui revenait, un visage qu'il avait été incapable d'oublier depuis ces nombreuses années. Puis il revoyait l'image de ses poings, de ses propres poings tellement serrés que ses ongles avaient fini par percer sa peau. Il revoyait les fin filets de sang qui tranchaient sur sa peau blanche. Son propre sans.. *Oh diable, qu'est ce que ta mère dira quand elle apprendra ça...* Bien sur, elle n'avait rien dit. Personne n'avait rien dit. Des mesures avaient étés prises, mais jamais le sujet n'avait été évoqué. On comprenait ce qui c'était passé, mais pas comment cela avait été déclenché. C'était assez paradoxale, suffisent en tout cas pour éloigner une mère aimante de son fragile fils. Pour qu'au fond d'elle naisse une pointe de peur irrationnel. Et si jamais il s'en prenait à elle?

Bien sur, Shannon n'ignorait rien de cette affaire. Mais tout comme les autres, il n'en parlait pas. Simplement hanté par ce visage crispé, décomposé, par ce corps sombre courant dans tous les sens, en feu. Et par ses poings. Ces images suffirent à étouffer cette montée de violence. La peur des retombées, le souvenirs des conséquences, les remords, incompréhension de ce qui s'était passé. Tout ceci s'exprima d'un bloc, en un grand pincement de cœur. Shannon eu l'impression de manquer subitement d'oxygène, sa conscience du monde se réveilla, et soudainement il ouvrit les yeux. Soudainement la fine pellicule de sueur perdit toute sa chaleur, et il se mis même a frissonner discrètement. Un sursaut parcouru tout son corps lorsqu'il se rendit compte à quel point l'adolescent se trouvait près de lui. Par réflex, il ferma les yeux, attendant le coup. Pourtant rien ne vint. Le cœur battant la chamade, Shannon prit son courage à deux, mains, et tenta d'ouvrir de nouveau les yeux. Seulement un parvint à s'entrouvrir, suffisamment pour voir le poing toujours levé, toujours menaçant. Il referma vite son œil et tourna légèrement la tête, contractant tous les muscles de son buste, se préparant à l'impacte. Mais une nouvelle fois, il ne se passa rien. Se moquait il de lui? Pourtant non, tout était silencieux, il n'y avait pas la moindre trace de mouvement autour de lui. Il ouvrit de nouveau les yeux, complètement cette fois-ci, retenant son souffle. L'adolescent était toujours face à lui, mais ne bougeait pas. Le visage figé comme sur une photo moldu, les traits contractés, la bouche légèrement de coté, les sourcilles torturés en une drôle de vague. Tout son corps était également figé, le bras gauche vers l'arrière, la main en forme de poing, les muscles et les veines apparentes. Le bras gauche quand à lui allait vers l'avant, mais Shannon avait du mal à voir où il allait. Il essaya de se reculer pour en avoir le cœur net, et accessoirement pour se mettre à l'abri. Mais il n'y parvint pas. Il sentait que quelque chose le tirait.

Il essaya pourtant obstinément de se reculer, avant même de chercher à comprendre ce qui l'en empêchait. Il fini par avancer la main, à l'aveugle, vers son torse, vers la zone qui était bloquée. Sa main se referma sur le bras droit de l'adolescent. A travers le tissus, Shannon sentit la chaleur de sa peau. Il essaya de se dégager de cette emprise, en poussant le bras tout en se reculant, mais rien n'y faisait, impossible de s'en dégager. Il se mis même à se demander si il n'allait pas devoir retirer sa chemise pour pouvoir regagner sa liberté. Mais deux objections venaient contre cette nouvelle solution : premièrement, se mettre ainsi torse nu à son lieu de travail n'était pas convenable (il en arriva même a se maudire de ne pas avoir suivit,ce matin, le conseil de vie que lui avait prodigué sa mère : toujours mettre un chandail de peau sous ses vêtements, au cas où), deuxièmement, la main de son adversaire passif était très justement refermée sur les boutons... Il essaya plus calmement de retirer les doigts les uns après les autres, mais c'était comme si ils s'étaient changés en pierre : impossible de les déplacer. Alors, ne voyant plus ce qu'il pouvait faire d'autre, Shannon commença tout simplement a paniquer. Son souffle s'accéléra, ses yeux voguaient à droite et a gauche, bien trop vite pour lui permettre de recueillir la moindre information intéressante. Dans sa tête, sa propre voix noyait ses pensées de paroles inutiles... Alors, lorsqu'il aperçut le visage d'Augustus approcher de lui, se fut presque un soulagement. Un soulagement doublé d'une pointe de honte. Il s'était retrouvé coincé, et allait avoir besoin d'aide. Encore une fois. Comme si il était incapable de s'en sortir seul. Pourtant cette fois rien ne l'avait préparé à ce qui allait arriver. Pourquoi soudainement cette personne s'était elle figée, comme glacée par le blizzard? Était-il de même pour le deuxième resté en bas? Certainement, sinon Augustus n'aurait pas été si libre de ses mouvements, à moins bien sur qu'il n'ai réussi a maitrisé son adversaire facilement. Oui ça devait être ça... Augustus paraissait tellement plus accompli que lui... Oui, il ne pouvait pas y avoir d'autre explication.

Honteux, Shannon baissa les yeux. Pourtant il ne pouvait décemment pas rester dans une telle situation. Il ne pouvait pas attendre simplement que son supérieur vienne lui sauver la vie. Si Augustus avait eu envie de prouver sa force et sa puissance, jamais il n'aurait engagé d'assistant. Car un assistant assiste par définition, et si on a besoin d'assistance c'est que l'ont ne peut pas y arriver seul. Fort de cette nouvelle pensée presque positive, Shannon releva la tête. Il fixa son patron quelques secondes, puis fit rapidement le tour du magasin par la pensée. Et ceux jusqu'à ce qu'il sente de nouveau sa main. Cette main qui tenait sa baguette. Oui, il allait pour une fois se servir de la magie. Pour une fois il allait se conduire en sorcier. Ses yeux allèrent de la baguette à la main gelée du jeune homme. L'absence de réaction d'Augustus, il l'a décoda comme un signe d'encouragement. Il devait avoir l'esprit d'initiative, on le lui avait toujours répété. Aujourd'hui il allait en faire preuve, et se sauver lui même de cette mauvaise situation. Il leva sa baguette, et entonna d'une voie faible et coincée l'incantation. Soudainement, ce fut comme si le monde entier était entré en pause. *Qu'est ce que j'ai fait... Il va me frapper...* Et effectivement, dans un mouvement d'abord ralentit, la main menaçante se remis en mouvement. Shannon ferma les yeux, s'attendant à l'impact. Mais il n'eut pas lieu. Il rouvrit les yeux avec crainte. S'attendait il a voir le jeune se moquer de sa peur, contant de son effet. Après tout, peut être n'avait il jamais eu l'intension de lever violemment la main sur lui. Chez eux tout était question d'intimidation... Et effectivement, il ne l'avait pas frapper. Shannon l'observa un long moment sans comprendre. Il était de nouveau figé. Le jeune apprenti tourna des yeux intrigués vers Augustus. Mais celui n'avait pas sa baguette en main, et ne semblait pas non plus comprendre.

Shannon eu un doute. Peut être que tous cela avait été le fruit de son imagination, peut être n'avait il jamais rendu libre les mouvements de ce jeune, peut être son anxiété lui avait fait voir des choses qui ne s'étaient pas passées. Dans un élan de courage, il garda les yeux ouverts, et réitéra son opération. Et la même scène se réitéra : le bras se remettait en mouvement dangereusement, se rapprochait dangereusement, puis s'arrêter de nouveau. Bien entendu, il n'y avait aucun mouvement du coté de la seconde main, qui continuait d'entraver Shannon. Ce dernier se retourna une nouvelle fois vers son employeur, cherchant dans son regard des réponses. Mais ce dernier n'avait une nouvelle fois pas bougé, il ne semblait pas être la cause de cette nouvelle immobilité...
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Dim 23 Mai - 0:09

Quelle situation... Pénible. Augustus, au début complètement paniqué à l'idée d'être paralysé et impuissant face à la Doxy qui se mettrait à dévaster sa boutique, réalisa qu'il pouvait bouger lorsqu'il sentit ses orteils se crisper. Il leva la tête en direction de son employé, qui lui avait sa baguette à la main. Augustus tenta de réfléchir à ce qu'il fallait faire. Pouvait-il prendre le risque de lancer un sort qui débloquerait l'agresseur de Shannon pour que celui-ci soit libéré ? Il valait mieux éviter, car sinon, ce dernier risquait de se faire rouer de coups... Un mouvement furtif sur sa gauche lui indiqua que la petite créature nuisible, quant à elle, continuait sa vie, indifférente au désordre qu'elle venait de semer. Une idée vint au jeune homme... Et s'il commençait pare entraver l'infernale bête, peut-être que cela lui permettrait de trouver une solution au calme. Sur de lui sur ce point, il la cherchait des yeux, espérant que cette attente n'ajouterait pas trop d'angoisse au malheureux Shannon, qui était toujours pour l'instant bloqué et menacé d'un poing. Il la repéra, non loin de la vitrine. Alors, Stevenson leva de nouveau sa baguette, visant. Mais au comble de son malheur, la Doxy poussa un son plaintif, un peu plus outré que le précédent et, avant de fuir, lui envoya une vive décharge qui le fit lâcher sa baguette magique dans un mouvement spasmodique si fort qu'elle lui échappa des mains.

*Non !*

Mais un mouvement de la part de Shannon l'interpela, le faisant momentanément oublier ce souci-là. L'assistant d'Augustus allait-il prendre l'initiative de lancer un sort ? Augustus resta immobile pour ne pas le perturber, attendant de voir ce qui allait se passer. Le jeune assistant leva sa baguette magique, Stevenson vit ses lèvres remuer, mais il ne put entendre qu'un faible murmure. Mais cela suffit à faire se ranimer, dans un ralenti particulièrement... lent, Mike. Prêt à recevoir le coup, il ferma les yeux... Augustus réprima un mouvement en avant lorsqu'il vit le poing se rapprocher encore un peu de Shannon, puis il se stoppa lorsqu'il vit le mouvement du Moldu redevenir inerte. C'était étrange. Avec une Doxy habituelle, le sort aurait sans doute marché. Mais en même temps, ce n'était pas une Doxy habituelle. Shannon observa Augustus avec une incrédulité totale, incrédulité qu'Augustus devait lui aussi afficher... La situation était de plus en plus burlesque.
D'incrédule, le visage de Shannon passa à sceptique. Et, comme s'il était pris dans un grand élan de courage, l'assistant réitéra l'action. De nouveau, le poing de Mike approcha, de plus en plus dangereusement. Pour, une fois encore, s'arrêter, encore un peu plus près de ca cible. Puis les deux hommes se regardèrent une fois de plus. Augustus, depuis le début de cette scène insolite, n'avait pas bougé le petit doigt. Mais à présent, il ne pouvait plus jouer les statues. Il fallait qu'il récupère sa baguette pour aider Shannon. Ensuite, ils aviseraient avec ces deux Moldus, et cette maudite Doxy.

Il fit un pas de côté, cherchant du regard sa baguette, qui avait roulé quelque part sur sa droite, du côté des étagères... Il la repéra assez rapidement, et alla la ramasser. Alors, après s'être assuré que la Doxy était occupée ailleurs, il monta les marches quatre à quatre, se retrouvant en quelques enjambées face à Shannon (et Mike). Alors, pour le rassurer le plus possible, Augustus expliqua au jeune homme ses intentions :


-Excuse-moi, mais je pense que cela risque d'être un peu brutal... Tu va répéter le sort, et je vais te pousser en arrière pour qu'il te lâche. Ensuite, il devrait se re figer, puisque c'est ce qui s'est passé les dernières fois... Je crois que nous n'avons pas d'autre choix. A moins qu'il soit possible que tu enlève ta chemise ?

Augustus savait qu'aucune des solutions ne plairait à Shannon. Et d'un côté, à lui non plus, elles ne plairaient pas. Il n'aurait pas eu, lui non plus, envie qu'on le bouscule avec force en arrière, ou encore qu'on le force à retirer sa chemise.

-... Tu es prêt ?

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Dernière édition par Augustus J. Stevenson le Ven 28 Mai - 9:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Jeu 27 Mai - 23:10


Les yeux de Shannon s’élargirent visiblement lorsqu’Augustus lui fit part de son intention. Il n’avait pas particulièrement peur de se faire mal en tombant non, mais disons qu’il aurait largement préféré une autre solution, une où son chef n’aurait pas eu à lever la main sur lui. De plus il ne pouvait s’empêcher de demeurer septique : jusqu’à présent, jamais la main de ce cher jeune ne s’était desserrée suffisamment pour lui permettre une once d’espoir. Quand à l’idée de retirer sa chemise… Un simple coup d’œil sur l’emplacement du poing les renseignait sur l’impossibilité flagrante de la retirer sans avoir à la découper aux ciseaux. Et Shannon ne parvenait pas à trancher : il ne savait pas ce qui pouvait être pire : se faire pousser par Augustus où devoir découper sa chemise et travailler le reste de la journée vêtu de manière indécente ?
Alors qu'il faisait face à ce dilemme ô combien compliqué, la situation autour de lui n'avançait guerre. Il était temps de faire preuve d'un certain courage, et de prendre une décision. Les mains de Shannon se mirent à trembler, ainsi que sa gorge, de manière que chacun des mots qu'il tenta d'abord de prononcer sortir de manière totalement inaudible. Il se passa quelques secondes avant qu'il ne se rende compte qu'Augustus n'avait effectivement pas compris un seul des mots constituants sa phrase et donc son intentions. Légèrement en colère contre lui et même et contre cette nouvelle vague de stress inexpliquée pour une personne normalement constituée, Shannon réitéra sa réponse, mais cette fois ci il se contenta de remuer un peu trop vivement la tête de haut en bas. A ce moment là, il ne parvint pas a décoder l'expression que l'on pouvait lire sur le visage d'Augustus. Il y avait comme un rictus.. Et soudainement l'employer modèle eu peur que la perspective de le pousser ravisse pleinement sont employeur...

Shannon ferma les yeux, très fort, pendant plusieurs secondes, verrouillant sa mâchoire, attendant que l'inévitable se produise. Mais rien, rien dans la pièce, hormis l'immonde petite créature volante, ne bougeait. Il ne comprenait pas et dans le doute, attendis encore le choc contre une quelconque partie de son corps... Mais rien. Alors, il rouvrit les yeux, et tomba sur un Augustus quelque peu dépité... Soudain la présence de sa baguette magique se rappela a lui. Il releva légèrement sa main, et une vague de honte l'envahis. Avant de se faire pousser il devait réitérer son sortilège... Pourtant... Rien dans le visage grimaçant du moldu ne lui donnait envie de le faire... Shannon savait qu'il s'en mordrait les doigts, pourtant il n'avait pas le choix. Il ne pouvait pas succomber a toutes ses craintes. *Et si jamais il ne se figeait plus ?* C'est alors que son subconscient prit le pas sur ses interrogations. Sa main se leva sans qu'il ne s'en rende bien compte, et quelques secondes plus tard, le sortilège était lancé. Shannon n'eut pas le temps de fermer les yeux, et déjà il voyait son patron s'élançait, le visage déformé par une quelconque émotion indéchiffrable. L'impacte de sa main coupa le souffle a Shannon, il le sentait au plus près de la main de son agresseur, qui avait commençait a se relâcher, au creux de son estomac, dans la partie molle ou aucun muscle ne pouvait opposer de résistance. Shannon, une fois la brusque douleur passée, sentit la gravité agir sur son corps, il sentit qu'il basculait légèrement, pourtant, l'impacte avec le sol se fit attendre. Au bout d'un certain temps, et après avoir entendus un léger soupir provenant d'Augustus, Shannon fini par reprendre conscience de son environnement.

Il n'était plus qu'à quelques centimètres du sol, les deux pieds a plats, le corps penché dans un angle particulièrement fort. Mais déjà la maudite main n'avait pas bougeait. Les doigts certainement pris dans la série de boutons de la chemise. Pourtant l'expression sur le visage du moldu avait légèrement changée. Elle était passée de l'expression bestiale de la violence a quelque chose de légèrement surprit et quelque peu craintifs... Il commençait, dans ses brefs instants de vie, a comprendre ce qui lui arrivait. Ce qui n'était pas totalement une bonne nouvelle pour les deux sorciers.
Shannon n'en pouvait plus, il ne pouvait plus continuer a rester dans cette position de faiblesse, tout ça a cause de deux gamins et d'une maudite petite fée d'une dizaine de centimètres. Non il était bien trop ridicule, lui qui pourtant, malgré tous ses défauts visible, était considéré comme un être intelligent doté d'une très bonne maîtrise de la magie... Ces deux qualités auraient due lui permettre de vaincre, et pourtant il n'en était rien, il restait là, minable, pendu par sa chemise a un moldu inanimé. Il prit une profonde respiration et releva sa baguette, mais cette fois ci pas dans le but de jeter un nouveau sortilège, mais bien pour utiliser une intelligence vieille comme le monde : l'utilisation des objets dans son environnement. Dans un geste un peu brusque, il enfonça l'extrémité la plus solide entre les doigts du jeune homme, le long de sa paume, et commença a exercer une pression de plus en plus forte, le but était de faire lâcher cette maudite main. Il espérait également que son poids jouerait en sa faveur, ajourant une contrainte supplémentaire a cette étreinte qui ne devrait plus exister depuis longtemps.

Il y eu un craquement. Le sorcier se mis soudainement à craindre d'avoir trop forcé sur sa baguette. Il n'avait ni le temps, ni l'envie, ni même les moyens, pour aller s'en racheter une nouvelle... Pourtant le craquement se réitéra, et brusquement Shannon heurta le sol de plein fouet. La respiration coupée, il se retourna sur le coté, position d'où il espérer mieux observer l'état de sa bien aimée baguette... Elle n'avait rien... Pourtant il était certain d'avoir entendu un bruit... Il posa sa main sur sa propre poitrine, pour reprendre son souffle, et là il se retrouva en contact direct avec sa peau... Une série de boutons avait disparus... Il eut un rire nerveux, finalement, quelque eut été son choix a son dilemme cornélien, le résultat en aurait été le même.
Shannon se retourna vers Augustus, enfin libre de ses mouvements. Se redressa, une main cachant sa nudité relative, et se mis a chercher des yeux la maudite doxy qui les avait mis dans cette situation si pénible et si grotesque. Ils allaient pouvoir en finir.
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Dim 1 Aoû - 17:24

Augustus ne put s'empêcher d'adresser un regard désolé à Shannon lorsqu'il vit l'assistant porter une main pâle à la boutonnière de sa chemise qui était, le Silverhate venait de le remarquer, prise dans les doigts de statue de Mike. Donc il faudrait user de la force, ou de ciseaux... L'idée n'était pas mauvaise, mais Augustus ne disposait pas de vêtements de rechange, et certainement que Shannon non plus. En même temps, ce genre de péripéties n'arrivait pas tous les jours à la boutique. Peut-être qu'à partir de demain, le jeune homme emporterait-il jusqu'à la fin de ses jours quelque chose de rechange en cas d'urgence ?
A la question d'Augustus, Shannon répondit de manière des plus étranges... Il trembla, bredouilla quelque chose que l'homme ne put entendre. Puis, à sa deuxième tentative, l'assistant finit par hocher vigoureusement la tête. Bien que par cela, il réponde affirmatif, ses yeux semblaient hurler non !. Et cela noua l'estomac de l'employeur. Il avait l'occasion de brutaliser un peu quelqu'un, certes, mais c'était quelqu'un qui lui était sympathique cette fois-ci, pas un Silverhate un peu empoté. Donc c'était assez différent... Maintenant qu'ils étaient d'accord sur une stratégie, Augustus n'attendait plus qu'une chose. Shannon devait de nouveau annuler le sort de stupéfixion, afin que son agresseur réitère son attaque. Si tout se déroulait correctement, il devait continuer son geste au ralenti. Si tout se déroulait selon le plan, il devait relâcher Shannon et, encore une fois si tout se déroulait correctement, il devait se re-figer...
Shannon ne bougeait toujours pas. Il fallait dire qu'avec autant de « si », Augustus pouvait comprendre son angoisse, et son envie de savourer les quelques instants de relative stabilité qui se déroulaient tendis que de l'autre côté du magasin, la Doxy faisait sa vie. Augustus commença alors à s'inquiéter. Au moment où il allait appeler Shannon pour le ramener sur terre, l'assistant ouvrit les yeux. Il observa son patron quelques secondes, puis lava sa baguette. Stevenson se concentra, sentant tous ses muscles se crisper d'eux-même. Une fois le sort lancé, il devait se tenir prêt à s'élancer pour repousser Shannon et ainsi le libérer alors que le gosse reprendrait son apparence de grotesque statue.

Ce fut l'heure d'agir. Augustus bondit, sa main se plaqua avec un peu de force, mais en évitant toute brutalité, sur le torse de Shannon, le poussant donc en arrière tout en tentant de s'interposer entre le Moldu et lui. Mais l'action était précipitée, spontanée et rapide, il n'avait pas d'autre choix. Il ne pouvait pas agir avec la vitesse de l'éclair et une précision de sculpteur sur glace, mêler les deux pour ce genre de situation était impossible.
Il se redressa, et recula d'un pas pour voir ce qui s'était passé. Aucun bruit de chute n'avait retenti, et cela l'avait surpris. Ce qu'il vit alors lui arracha un petit sursaut. Shannon était toujours prisonnier ! Le sort se jouait d'eux ! Enfin plus particulièrement du jeune homme. Celui-ci n'était plus qu'à quelques centimètres du sol, incliné, et les doigts de l'adolescent un peu attardé étaient pris dans la boutonnière. D'ailleurs, l'expression du visage du gamin était différente, comme s'il voyait la tournure étrange que prenait la situation...
Avant qu'Augustus ne puisse faire quoi que ce soit, Shannon commença à utiliser sa baguette magique pour se libérer... et réussit en quelques mouvements. Or, un craquement sec, bref, retentit. Une son de déchirure, de brisure. Peu de choix s'offraient, mais lorsque le jeune homme tomba sur le dos, que sa baguette roula à ses côtés, Augustus comprit qu'il ne pouvait s'agir que d'une chose. Un trou avait pris la place de plusieurs des boutons de Shannon.
Un rire nerveux échappa des lèvres de l'assistant, qui finit par se relever, une main devant le trou de sa chemise. Bien qu'il n'y ait rien d'indécent dans une chemise trouée, Shannon se montrait d'une pudeur particulière, presque excessive. Mais c'était une qualité, Augustus préférait amplement cela à un exhibitionniste prêt à arracher ses vêtements à chaque seconde !
Shannon avança vers l'autre côté de la boutique. Il était prêt à en découdre avec la Doxy. D'ailleurs, ce geste anodin pour un autre sorcier, relevait de la témérité chez l'assistant. Cela montrait clairement qu'il était las de la situation. Comme Augustus, en somme.
Ils se mirent donc à scruter le magasin du regard, prêts à lancer un sort dès qu'ils verraient la créature. Ils s'occuperaient des deux Moldus après, Augustus songeait d'ailleurs qu'il serait bon de leur effacer en partie la mémoire, qu'ils oublient à jamais ce lieu, ces visages... Mais aussi, et surtout, la Doxy. Cette maudite créature qui, comme par respect envers sa réputation, s'évertuait à semer la pagaille.

Un son se fit entendre, et Augustus fit volte-face, s'attendant à voir la créature leur lancer des projectiles. Mais elle n'en fit rien, heureusement.
Elle se contentait de... *rien que ça...* jouer avec un bocal qui était pourtant soigneusement caché. Un bocal contenant une poudre hautement instable, une poudre explosive qui, même si elle ne provoquerait la mort de personne car il n'y en avait pas assez, pouvait mettre à sac une bonne partie de la boutique et provoquer quelques blessures.
Augustus poussa un soupir exaspéré. Shannon ne tarderait pas à reconnaître le produit lui aussi...
Le bocal de ver flottait grâce au pouvoir de la fée, qui le faisait tanguer lentement, comme si elle savait très bien ce qu'il contenait, et qu'elle les faisait chanter.
Ils allaient devoir donc éviter tout geste brusque pour pouvoir récupérer le produit et remettre la bestiole dans son propre bocal plein de formole.
Le propriétaire de la boutique, pris de panique, songea même à mettre la Doxy sous Imperium pour pouvoir la soumettre. Mais il ne pouvait utiliser ce sort impardonnable devant Shannon... Impossible.
Il se mordit la lèvre avec colère. Mais surtout, aussi, avec énormément d'angoisse.


-Shannon ? Je sais que vous êtes capable de faire beaucoup de choses... Je ne vous aurais pas engagé, sinon. Avez-vous une idée, par hasard ?

Il se sentait complètement impuissant. Comme si on l'avait amputé de ses deux bras. Et il sentit, après avoir prononcé ces mots, qu'il allait surement faire angoisser davantage son malheureux assistant et tout à coup, il regretta sa requête, se sentit désolé d'être aussi paniqué.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Lun 2 Aoû - 23:59

Leur répis ne fut que d'une très courte durée. La Doxy, surement déjà lassée par leur petite querelle, s'en était retournée a sa propre petite existence, voletant partout dans la pi7ce a la recherche d'un nouveau passe temps. Et aussi surprenant que cela pouvait le paraitre, les Doxy avaient de nombreux points communs avec les enfants, le principal était leur attrait pour tout ce qui pouvait se révéler leur être interdit. Comme un bocal a bonbon placé tout en haut d'une étagère. Toutes les mamans le savent, placer quelque chose hors de leur portée a pour unique conséquence de focaliser toute leur attention sur cet objet. Et il en allait de même avec les Doxy. Faites leurs comprendre qu'il leur ai interdit de toucher quelques chose, vous pouvez être certains quelques instant plus tard de les retrouver les deux mains agrippées dessus. Et cette Doxy là ne semblait pas être si différente des autres.
Il fallut un peu de temps a Shannon pour se relever, et pour se remettre dans le bain. Il avait comme la mauvais impression de s'être redressé trop vite, tout dansé sous ses yeux, le sol semblait vouloir lui jouer un mauvais tour. Pourtant, une main sur la rambarde de l'étage, il tenta de tenir bon. Une fois sa vision devenue claire, il se concentra sur Augustus, voulant obtenir de lui une quelconque marche a suivre pour la suite des opérations. Pourtant il n'obtiendrait rien de lui... Le visage d'Augustus Stevenson était livide, les yeux rivés en direction opposé. Shannon n'osa pas dans un premier temps se retourner et faire face à cette vision apocalyptique. Il préféra se fier a ses autres sens, et particulièrement a son ouïe. Pourtant, rien d'anormal semblait se produire dans la direction perpendiculaire à la sienne. Aucun bruit ne s'en élevait, loin de là même. Et pourtant, le visage d'Augustus voulait tout dire. Shannon allait donc devoir se retourner. Chose qu'il fit sans se presser.


La doxy était calme, flottant en l'air l'air de rien. Pourtant elle tenait a bout de bras un flacon, qui semblait retenir toute l'attention de la pièce. Lassée sans doute d'avoir a le tenir entre ses doigts, la créature préféra le lâcher. La pièce était comme électrique, la tension était palpable. Le jeune assistant mis plusieurs minutes avant de reconnaitre le flacon de verre. Au fond de lui, il avait toujours trouvé la présence de ce flacon dans le magasin intrigante. Pourquoi, caché au milieu des livres, un homme comme Augustus avait besoin de garder cacher une poudre des plus explosives. C'était comme garder un gourdin sous son comptoir. Comme si on s'attendait a avoir des ennuis avec quelqu'un, et qu'on faisait tout son possible pour s'en protéger. Shannon s'était toujours demandé si il y avait d'autres surprises de ce genres cachés entre les vieilles couvertures.... Comme si la magie ne suffisait pas a se protéger...
Pourtant, à l'heure actuelle, la magie ne leur causait que des problèmes. A commencer par cette foutue Doxy qui jouait en ce moment même avec de la dynamite. Il suffisait qu'elle lâche le flacon pour provoquer de nombreuses séquelles et pour sans doute réduire le commerce d'Augustus a néant. Pas simplement à cause de l'explosion que cela provoquerais, non il ne devait pas y avoir assez de poudre pour en arriver là, ils survivraient sans doutes à la décharge. Mais vue la localisation spatiale du magasin... Une explosion ameuterait certainement les policier moldus, et le commerce ne se relèverait pas de ce qu'ils pourraient y trouver, ni le monde de la magie d'ailleurs. Non décidément la Doxy allait trop loin, incapable sans doute de maîtriser toute la complexité de ce qu'elle allait engendrer.

Le visage d'Augustus se crispait dans une série de rictus, comme si la frustration la plus extrême s'était emparé de lui. Il ne savait pas comment réagir a cette dangereuse situation, il ne savait même pas par où commencer. A un tel point qu'il se tourna vers son modeste employer pour lui implorer de l'aide. Shannon resta a son tour tétanisé. Si ce grand sorcier lui même était prit au dépourvus, comment allait il pouvoir trouver une solution, lui??! Mais les ordres étaient les ordres, et jamais Shannon ne se permettrait de ne pas obéir à l'un d'entre eux. Il se mis a réfléchir a toutes vitesses. Ils étaient face à un double problème : la Doxy les empêcher de s'occuper des deux moldus, et si ils s'occupaient de la Doxy le sort les immobilisant risquait de se rompre. Ils n'étaient pas assez de deux pour faire face à cette situation complexe. Du moins pas dans cette rue passante remplie d'yeux et d'oreilles prêtes à toutes découvertes fantastiques. Cela mettrait l'intégrité du monde magique en entier en danger... Shannon avait chaud, très chaud, il respirait à toute allure tout en repoussant machinalement ses cheveux de son front à de nombreuses reprises. Non, ils n'était pas assez nombreux pour faire face aux deux dangers en simultané. Pourtant ils pouvaient individuellement les régler, il en était certain.


Il faudrait sortir les deux moldus d'ici.

Dit il d'une voie faible et légèrement plus aiguë que la normale. Pourtant il était bien conscient que la Doxy représentait le danger le plus immédiat. Mais une fouis toute leur attention focalisée sur la doxy, les deux ados deviendraient un danger immédiat. Aussi ils devaient agir vite, parce qu'en plus de cela, le bocal explosif tournait et tournoyait en l'air tel un compte a rebours macabre.

Je vais m'occuper des moldus, occupez vous de la Doxy

Fini t'il par articuler. Il avait prit une décision, une décision qui concernait aussi son chef. Il avait obéis a l'ordre initial qui était de trouver une solution, mais s'était retrouver a donner un ordre a son patron. Non décidément cette situation ne lui plaisait pas du tout. Il était certain des retombées que ça aurait. Son cœur tapait fort, de plus e plus fort, a un tel point qu'il en perdit momentanément le souffle. Pourtant il prit son courage a deux mains et se retourna vers les deux statuts de chair. Enfin tout du moins vers la première, qui se situait proche de lui. Il ne pouvait plus reculer à présent. Ce qui avait été dit faisait partit du réel. Si seulement il était parvenue a trouver un autre plan. Un plan légèrement plus construit... Tout se bousculait dans sa tête à présent. Et il était seul. Seul pour gérer ces deux moldus. Bien sur la solution la plus simple pour les faire sortir d'ici restait le tranplanage. Mais pour aller où? Shannon devait s'assurer de choisir un endroit suffisamment isolé pour ne pas prendre le risque de se faire voir. Comment dès lors expliquer sa subite apparition. De plus il fallait s'attendre a ce que le sortilège maintenus par la doxy se rompe au moment même où ils s'en seraient éloignés. Il se retrouverait donc seul face à deux individus passablement violents, tenus de leur donner une explication suffisamment plausible et logique pour lui permettre de garder la vie sauve. Oui, décidément il y avait bien trop d'inconnus dans ce plan là, et Shannon commençait à légèrement le regretter. Il essuya la sueur qui coulait le long se sa tempe gauche, tout en s'ordonnant intérieurement de reprendre son calme. Maintenant qu'il avait eu une idée, qu'il avait échafaudé un plan, et qu'implicitement il avait accepter d'en porter toute les responsabilités, il ne pouvait pas se laisser céder à la panique. Non,cela impliquerait l'échec quasi totale de sa partie du plan, et donc très certainement un renvois définitif.

Il déglutit en silence et se décida enfin à bouger. Certes il ne maîtrisait pas encore tout à fait tous les aspects de son plan, pourtant il décida de se lancer malgré tout. Au moins il savait pas où commencer. Se penchant par la balustrade, il évalua la distance du deuxième adolescent. Il devait rassembler les deux corps. Cette pensée le fit frémir. C'était comme si ils étaient déjà morts. Comme si il les avait assassinés. Oui, il devait les rassembler de manière a les agripper fortement, pour pouvoir transplaner en les entrainant avec lui. Ce premier repérage visuel fait, il décida qu'il était plus simple de bouger celui qui était en haut, de manière a dégager l'étage pour Augustus, qui avait son propre combat à livrer. A dire vrai Shannon avait complètement coupé son monde et sa mission de celle d'Augustus. A cet instant son patron n'existait plus que comme une certaine menace pour son emploi, il n'avait plus de présence physique dans la pièce, et la doxy était affublée du même sort.
Shannon se concentra, et plaqua ses deux mains autour du bras fin du jeune homme immobilisé. Il devait toute fois veiller à ne pas lui endommager le squelette. Cela serait bien dommage, après tous les efforts qu'il déployait pour les faire sortir du monde magique sans avoir a les tuer. Il tenta de mobiliser toutes ses faibles forces pour le déplacer, mais rien, il ne parvenait pas a le faire bouger. Même pas a le faire avancer de quelques centimètres. Non, il n'allait pas y arriver comme ça. Il serra les dent pendant que la douleur lui montait dans les muscles de ses bras. C'était bien le moment de se froisser un muscle tient. Il chercha sa baguette des yeux.

Une fois le sortilège de lévitation invoqué, les choses étaient devenus plus faciles; Shannon n'avait plus qu'à descendre l'escalier, tout en prenant de temps en temps garde à ce que le corps du jeune n'aille pas trop haut dans la pièce, et qu'il ne face pas de mauvaises rencontres avec les poutres apparentes. Une fois arrivé près du deuxième moldu, il annula le sortilège, et regarda le jeune s'écrouler dans un vacarme assourdissant. Oups pensa-t'il, bien que son geste fût des plus réfléchit. Une vengeance simple mais bien méritée de la situation embarrassante dans la quelle lui même s'était retrouvé quelques minutes plus tôt. Il se rassura en pensant que si la situation avait été inversée, ce petit merdeux n'aurait pas hésiter a faire de même, en beaucoup moins soft. Une fois arrivée au bas de l'escalier, au niveau du deuxième, l'employé laissa tomber sa proies immobile, bien trop occuper à élaborer sa stratégie pour penser à l'intégrité du corps de ces deux petits emm... De ces deux jeunes assez mal élevés. IL n'arrivait pas a y croire, ais il avait peut être un plan. Un vrai plan qui pouvait marcher. Si bien sur il parvenait a garder son calme. Oui, il visualisait à toute allure la scène dans sa tête, différentes scènes a vraie dire, avec toute une finalité différentes. Mais a chaque fois il pouvait s'en sortir honorablement. Avec son sens du stratège, pas avec ses pouvoirs, et encore moins avec ces muscles. Encore une fois c'était son intelligence qui allait lui sauver la mise.
Il fallait agir maintenant. Shannon se mis en contact avec les deux corps. Heureusement pour lui, dans le soucis d'étoffer son CV, il avait passer tous les diplômes possibles et imaginables. Ainsi il avait un permis de conduire moldu (mais pas de voitures) mais surtout -ce qui était bien plus intéressant à l'heure actuelle- un permis pour transplaner avec des passagers...

Shannon se concentra de toutes ces forces sur ses souvenirs. Il tenta de les rendre le plus réel possible. A ce moment là il se sentit disparaitre.


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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mar 24 Aoû - 17:43

Augustus, qui se sentait bras et jambes coupées, observait Shannon comme s'il avait été une bouée et que lui était perdu en pleine mer. Mais le jeune homme lui-même était en pleine panique. Son front était ruisselant de sueur, et sa respiration saccadée. Donc pour l'instant, il allait éviter de s'accrocher à lui, sinon ils risquaient de se noyer tous les deux. Augustus le laissa se calmer, surveillant la Doxy d'un œil attentif. Shannon évaluait la situation, silencieusement, tout en tentant de maîtriser sa respiration. C'était pour le moment tout ce qu'ils pouvaient faire, évaluer et constater... et pleurer en son fort intérieur. Le propriétaire de la boutique avait le crâne vidé. Il détestait ce genre de moments, inattendus et bourrés de péripéties alors qu'il était du côté patron de boutique gentil et rangé. Quand l'angoisse se pointait, il était parfaitement incapable de réfléchir de manière posée. Et le chef des Silverhate savait que c'était l'un de ses points faibles majeurs. Après, ici, cela devait seulement passer pour une simple réaction humaine. Des plus humaines.
Tendis qu'Augustus tentait de s'en convaincre, Shannon prit la parole. Il fallait commencer par s'occuper des Moldus... C'était tout à fait évident et pourtant, Augustus n'avait pas eu l'esprit assez clair pour y songer. Il se fit un peu honte sur ce coup là. Shannon avait eu une voix anxieuse en donnant la solution. Et sa voix l'était toujours autant lorsqu'il poursuivit sur un ton qu'il parvint à rendre plat :


« Je vais m'occuper des Moldus, occupez vous de la Doxy. »

Admiration totale. Il ne laissa rien paraître et se contenta d'un hochement affirmatif du chef. Il était fier de voir Shannon faire preuve d'autant d'initiative. Comme quoi, tout ce stress qui le bouffait, il pouvait arriver à s'en défaire.

-Restez prudent, Shannon. Et s'il vous plait, brouillez-leur un peu les idées, comme ça ils oublieront un peu ce qu'ils ont vu ici. Et même, qu'ils sont venus ici...

Sa voix avait retrouvé un peu de calme, c'était mieux ainsi. Il avait bien trop peur d'avoir terni son image d'homme sur et tranquille devant Shannon. Il ne voulait pas perdre sa crédibilité.
Bref. Pendant que l'employé s'occupait de faire léviter le jeune coincé en haut des marches, Augustus se concentra entièrement et totalement sur la Doxy. Elle regardait le bocal d'un air absent, le faisant toujours léviter, mais comme si elle s'ennuyait fermement. Un peu, aussi, comme si elle savait ce qu'il contenait, et qu'elle faisait chanter Augustus. * Quelle petite merde ! *
Un boum ! Retentit. Shannon venait de faire se poser au sol le gamin sans la moindre délicatesse. Il allait bientôt s'en aller, et Augustus songea aux possibilités qui s'offraient à lui. Il attendait qu'il parte avec les deux Moldus, comme ça il n'y aurait plus la moindre source de distraction dans les parages, et plus le moindre risque que subitement, la Doxy ne se désintéresse du bocal et le fasse négligemment s'écraser au sol. C'était déjà miraculeux que le bruit du corps tombant au sol ne l'ait pas plus émue que cela.

Shannon transplana dans un léger clac ! Et la Doxy observa dans sa direction, comme si ce son, bien plus discret que l'autre, l'avait plus interpellée. Ces bestioles étaient vraiment étranges. Alors qu'elle remarquait que la pièce était dorénavant déserte, elle perdait toute concentration. Et le bocal se mit, très lentement, à perdre de l'altitude. Il était temps, c'était maintenant où jamais. Il leva sa baguette, prêt à lancer un Accio. Mais la Doxy, qui semblait ne pas avoir les yeux dans les poches, perçut son geste et se retourna vivement sur lui. Elle planta ses petits yeux noirs dans les siens, comme pour lui proférer une menace silencieuse. Ses petits globes oculaires se mirent à crépiter d'une lueur électrique, et le bocal remonta d'un coup, comme un bouchon dans l'eau et s'arrêta net, à deux ou peut-être trois centimètres d'une grosse poutre du plafond.
Augustus sentit tous ses muscles se détendre. Il s'était préparé à l'explosion mais fort heureusement, rien ne se produisit. Elle savait, c'était obligé, cette saloperie savait très bien que le contenu du bocal le mettait à cran.
Il devait maîtriser cette maudite créature dans les plus brefs délais. C'était de mauvais augure d'être sous le joug d'une Doxy, particulièrement une de cette variété. Les plus intelligentes, celles qui disposaient du plus de pouvoirs. En définitive, les plus chiantes.

Augustus lui renvoya son regard de défi.


-Tu crois que tu peux semer le trouble dans ma boutique tranquillement ? Tu n'a pas à faire à n'importe quel sorcier, espèce de sale petite punaise !

Étrangement, la Doxy montra ses petits crocs effilés, grimaçant. Comme si elle l'avait compris. C'était perturbant. Comme quoi, c'était vraiment intelligent. Mais ce n'était pas son petit cerveau qui allait l'emporter sur Sir Silverhate. Imaginez ! Le grand Stevenson, celui qui faisait trembler toutes les recrues, latté par une vulgaire Doxy. June s'arrangerait pour que jamais il n'oublie ça. Angus ferait de même.
Et il serait fini.
Et cela n'arriverait pas. Ja-mais !
Alors, priant pour prendre la créature de court, il fit ce que, devant Shannon, jamais il n'aurait fait. Il leva sa baguette, et visa la Doxy qui, réalisant, poussa un son de chat furieux.
Il n'eut que faire de la menace.


-Imperio !

Le sort toucha sa cible, de plein fouet. Elle se raidit. Augustus eut tout juste le temps de lui ordonner dans un hurlement de faire léviter le bocal, pour éviter la catastrophe. Sous les ordres du Stevenson, elle alla remettre le bocal à sa place, le plus docilement du monde.

-Bien. Il parla d'une voix rauque de soulagement. Maintenant, va dans le bocal qui est juste là, sur le comptoir.

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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Mar 24 Aoû - 18:22

Le choc fût rude. D'habitude Shannon était plutôt doué dans cet exercice, mais jamais il ne lui était arriver de devoir transporter avec lui de si lourdes charges. Il n'était pas parvenue a atterrir sur ses pieds. Pourtant il n'y avait pas une minute a perdre. A peine eut il le temps de ressentir le contacte de l'herbe humide mais sèche contre sa joue qu'il s'obligea a se relever, qu'importe que la tête lui tournait déjà. Il tituba rapidement. Il devait à tout prit s'éloigner suffisamment des deux jeunes avant qu'ils ne reprennent connaissances. Et étant donné qu'ils étaient tombés sur la tête, le réveil ne pouvait qu'être dur. Ce n'est qu'une fois arrivé au niveau d'un poteau en métal peint en vert que Shannon prit le temps d'évaluer la situation. Les deux jeunes étaient allongés dans l'herbe, au milieu de détritus divers, dont un certain nombre de cannettes de bière éventrés. Derrière eux on pouvait distinguer une scène qui était sur le point d'être démontée. Oui, il ne s'était pas trompé, ils avaient attirés sur le site d'une rêve partie. Théoriquement l'alcool pouvait répondre à toutes les questions qu'ils seraient amenés à se poser. Et la forte intensité sonore ferait écho à leur mal de crâne. Oui tout ça semblait parfait. Le premier commençait déjà à bouger... Pourtant un étrange sentiment s'empara de Shannon, comme si il avait oublié quelque chose de très important.

Dans un mouvement brusque empreint de panique, Shannon sortit sa baguette, et hurla le sortilège d'oubliettes à deux reprises. Pour être sur... Là il pue faire semblant de s'affairer sur la bicyclette abandonnée qui était accrochée au poteau, comme si il venait de l'y déposer, trouvant là un merveilleux prétexte pour expliquer sa présence ici. Il aurait pue partir en courant, les abandonner ici sans plus se soucier d'eux. Pourtant si il agissait ainsi il aurait comme la sensation d'un travail mal fait... Du moins interrompus avant la fin... Il prit son mal en patience, triturant sans relâche la pauvre chaîne de cette pauvre bicyclette. Le premier jeune finit par se relever légèrement, se tenant la tête a pleine main. Visiblement Shannon n'avait pas sous estimer l'inconfort qu'ils devaient ressentir en cet instant même. Le jeune regardait, incrédule, tout autour de lui avec des yeux ronds. Il prit une bouteille de bière, puis une seconde avant de les rejeter toutes les deux au sol, comme un constat alarmant. Puis il se retourna, ou plutôt non, il rampa près de son acolyte pour le secouer avec violence. Désireux sans doute de lui faire parvenir son angoisse. Shannon se concentra. Il répéta son texte une bonne dizaine de fois dans sa tête. Il n'avait jamais été un bon acteur, pourtant là maintenant tout de suite, ce genre de don aurait été des plus que bienvenu...


Bien la rêve d'hier les gars! Vous voulez que je vous appelle un taxi?

Pour rendre ses mots plus convaincants, le jeune Irlandais mis en avant la paume de sa main, qui contenait une grosse pierre rectangulaire. Même le cailloux était plus convainquant dans son rôle de téléphone portable...Heureusement pour lui, les deux jeunes déclinèrent son invitation, de quelques mots que ne connaissaient pas Shannon. Il se retourna donc, le plus calmement possible. Il se trouvait en plein cœur de Londres, bien loin a vrai dire du magasin d'Augustus. Il ne voulait pas trainer, rentrer au plus vite, prouvant de sa présence qu'il n'en avait pas profité pour déserter. Par dessus son épaule il vérifia tout de même la position des deux jeunes. Ils ne semblaient se douter de rien.. Bien... Bien c'était bien mieux comme ça. Son plan avait marché, pour de vrai, et il en ressentait une certaine satisfaction. Pourtant il n'avait rien prévue pour le retour. Devait il continuer de marcher dans les allées boisées, de manière a se cacher de la vue de tous? Et de se transporter de nouveau? Non, impossible, bien sur parce que premièrement, jamais à cette ci il ne parviendrait a se retrouver seul sur les allées, et deuxièmement parce qu'arriver à l'improviste dans le magasin ne pouvait que le mettre dans une situation embarrassante, si jamais par exemple son chef n'en avait pas fini de son coté... Non décidément cette option était belle et bien inapplicable. Il continua de marcher à une allure correcte, de manière a ne pas éveiller les soupçons. Pourtant il avait froid. Terriblement froid.

Pourtant le dilemme restait intacte : comment pouvait il se rendre au magasin? Il était hors de question de parcourir toute la moitié de la ville a pieds, cela lui prendrait bien trop de temps, et pas du temps personnel non, du temps de travail, du temps qu'il devrait passé a fouiner dans les étagères poussiéreuses pour un client quelconque. Ou alors du temps qu'il devait passer à nettoyer la réserve, près de la grande cheminée toujours impeccable... LA CHEMINÉE! Bien sur, elle était là la solution. Il devait à tout prix se rendre jusqu'à chez lui, prendre une bonne poignée de poudre de cheminette qu'il gardait dans un vieux cendrier (n'ayant jamais servit a son véritable usage), la jeter dans le feu et se rendre tranquillement à son emplois par la porte de derrière! De cette manière il pourrait, depuis la réserve, juger du bon moment pour revenir dans la salle, sans déranger son patron dans sa difficile tâche. Shannon pressa le pas sans s'en rendre compte, à présent il avait à peu près l'allure d'un marcheur sportif, ce drôle de sport moldu où il fallait se dandiner. Il n'était plus très loin de son appartement. A vrai dire, si il avait eu connaissance de cette rêve partie, c'était justement parce qu'il l'avait entendue toute la nuit. Drôle d'initiative pour une ville comme Londres. Enfin, il paraît qu'il vaut mieux une rêve encadrée qu'une fête loin de la ville sauvagement. Enfin, le maire décide... Le maire c'est un peu comme le patron des patron, sauf qu'il n'y avait aucun moyen de se débarrasser de lui une fois la journée de travail finie... Le jeune homme ne se souvenait pas d'avoir eu la présence d'un tel homme dans son ancien village de pêcheurs. Tout se faisait à l'ancienne, il y avait encore un chef de village, c'était celui qui avait le plus gros bateau.

L'esprit de Shannon avait tellement voyagé dans ses digression qu'il en avait perdu toute attache avec le milieu extérieur, si bien qu'il ne reconnue même pas sa propre rue. Au lieu de prendre sur la gauche, il continua tout droit. Lorsqu'il s'en rendit compte, il était déjà trop tard. Légèrement prit de panique, la respiration du jeune homme s'accéléra. Comment allait il faire? Si il rebroussait directement chemin, il passerait pour un idiot. La rue était bien trop bondée pour que cela passe inaperçu... Non, il valait mieux continuer tout droit, peut être prendre la prochaine, et rebrousser chemin ensuite, dans une artère moins fréquentée. Cela allait allongé considérablement la durée de son trajet... Il accéléra le pas... Non toute cette inattention ne faisait pas partie du plan... Une fois réengager dans la bonne rue, il poussa la lourde porte en bois massif de son vieil immeuble, grimpa les marches quatre à quatre sans même prendre la peine de respirer, et une fois arrivé en haut, il sortie d'une main tremblante son lourd trousseau de clefs... Une fois à l'intérieur, il bouscula par inadvertance un petit meuble d'appoint sur lequel était empilé une lourde pile de manuscrits anciens, qui se déversa par terre, entrainant avec elle dans sa chute une tasse a café blanche qui explosa dans un tintement strident. Étouffant avec grand mal un juron parfaitement bien inspiré, Shannon se précipita vers la cheminée, il attrapa une grande poignée de poudre dans une urne (pas de très bon goût, il fallait bien l'admettre) et la jeta de toutes ses forces en criant d'une voie sur aiguë le nom du magasin.

Il arriva légèrement étourdit, dans l'arrière salle, complètement couvert de suie...
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MessageSujet: Re: {RP terminé}Le rendement d'un employé ne se mesure pas au stress qu'il subit. [PV. Augustus]   Jeu 16 Sep - 10:16

Et la Doxy obtempéra, voletant de façon inconsciente en direction de sa nouvelle prison, qu'Augustus irait enfin remplir de formol. Il était content d'avoir pu sauver son magasin de tout dégât, de toute intrusion, qu'elle soit sorcière ou moldue. Cela n'aurait pas été bon. Le ministère n'aurait pas aimé apprendre que la police avait été alertée à cause d'une explosion causée par une Doxy, et s'il y avait eu enquête, ils n'auraient pas aimé ce qu'ils auraient trouvé dans l'arrière boutique. Pas du tout, et Augustus non plus d'ailleurs. Il n'imaginait pas sa vie si tranquille en apparence, être réduite à néant à cause de si vulgaires incidents.
Il espérait que de son côté, Shannon ne rencontrait pas trop d'embuches. C'était lui qui avait le plus de travail à bien y réfléchir, vu qu'il était impossible de prédire la réaction des deux jeunes une fois que le sort serait levé. Même après avoir été mis sous un sortilège d'Amnésie, ils pouvaient très bien réagir agressivement. Vu leur attitude, cela n'aurait même pas choqué Augustus. Enfin il verrait bien lorsque rentrerait le jeune homme... Alors qu'il bouchait le bocal dans le but de l'emmener dans l'arrière-boutique, ou se trouvait un jerrycan de formol, la porte se rouvrit. L'estomac de l'homme se contracta, comme s'il s'attendait à d'autres péripéties complètement échevelées.

Il ne s'agissait que d'un jeune sorcier vêtu en Moldu, mais qu'Augustus connaissait assez, c'était un habitué. Il achetait a une certaine fréquence des herbes médicinales, certaines pour les maux de tête, d'autres pour le sommeil. D'après ce que pouvait constater le tenant de boutique, ce jeune avait quelques soucis de santé, enfin ceux dus au stress. Comme a son habitude, il fit un bref signe de tête à Augustus en guise de salut, son regard se posant quelques instants sur le bocal de la Doxy qu'il rangeait derrière le comptoir. Puis, il alla vers ses rayons de prédilection d'un pas tranquille à souhait. Augustus savait qu'il ne resterait pas plus de dix minutes dans la boutique, aussi préféra-t-il rester ici le temps qu'il fasse ses achats. Maintenant que la Doxy était entravée, il n'avait plus de souci à se faire, surtout que la créature était toujours sous Impérium.
Malgré ses attentes, le client resta un peu plus longtemps que prévu : au moment de payer, il demanda avec un petit air gêné s'il pouvait voir la Doxy Immortelle. Car oui, il l'avait bel et bien vue. Un peu à contrecœur, Augustus remit en évidence le bocal tout en expliquant qu'il allait bientôt le remplir de formol car, enfin bon, tous les sorciers connaissaient bien les Doxys, et il n'y avait aucune explication à donner.


« C'est dommage que des créatures aussi intéressantes soient aussi infernales ! » plaisanta l'étudiant avant de quitter la boutique avec un sourire aux lèvres.

Visiblement, il n'en avait jamais vu vivantes – elle était sonnée mais bien vivante. Il avait aussi grimacé après avoir demandé le prix à Augustus, et il y avait de quoi. Très souvent, il se demandait s'il avait fait un bon investissement en l'achetant... où s'il avait juste dépensé trop d'argent pour rien, et s'il était à présent destiné à conserver cette bestiole sous formol toute sa vie. Après un bref soupir, il alla dans l'arrière-boutique pour enfin la renvoyer à son sommeil si brusquement interrompu.
Une fois sa tâche accomplie, il retourna dans ses rayons, à la recherche d'une cachette valorisante, mais qui resterait inaccessible... Il trouverait peut-être une telle idée au retour de Shannon. Le jeune assistant avait de bonnes idées, peut-être qu'une fois les émotions de cette journées passées, il serait en état de l'aider à trouver l'emplacement rêvé.

Provenant de l'arrière-boutique, des bruits se firent entendre. Augustus ignorait où était allé Shannon, ou encore comment il reviendrait. Et quand il reviendrait, aussi. Il avait même eu peur d'apprendre qu'il avait fini à l'hôpital, tabassé par les deux Moldus. Mais il était fort probable que ce soit lui qui soit arrivé, par la poudre de Cheminette. A vrai dire, très peu de personnes bénéficiaient de cet accès au magasin. Donc il n'avait pas de doute sur l'identité de cette personne.
Le bocal à la main, il se dirigea vers l'arrière-boutique, prétextant de vouloir laisser la Doxy quelques temps à l'abri des regards indiscrets, pour pouvoir s'assurer que son assistant était en bonne santé.
Quand il ouvrit la porte, Shannon était devant l'âtre éteint de la cheminé, époussetant ses vêtements couverts de suie.


-Je suis content que vous ayez réussi à vous débarrasser de ces deux jeunes.


[Sujet Clos]

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